vendredi 27 juillet 2012

CSP 59 : mobilisation au T.A. de Lille à partir de 9H


Azzaz Kamal a été arrêté le lundi 23 juillet dernier en pleine rue en compagnie de sa fille, 11 ans. Les policiers ont remis la petite Lyliane entre les mains d'une personne qui était en conversation avec son père. Azzaz Kamal  a ensuite été conduit en garde à vue, contrairement aux textes qui viennent d'entrer en vigueur (à moins que ce ne soit pour d'autres motifs). Notre camarade passe au Tribunal Administratif. ce  jour à 9 heures et non au TGI comme initialement annoncé. Le CSP59 appelle tous les militants avec ou Sans-Papiers à venir nombreux soutenir Azzaz Kamal.

Restons mobilisé jusqu'à la victoire... Manif chaque mercredi 18h place de la République à Lille.


Billet d'humeur du vendredi 27 juillet 2012 (Anarchie, sport, compétition et Jeux Olympiques)


En ce vendredi 27 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Avec l’ouverture de Jeux Olympiques de 2012, la question du rapport des libertaires au sport se pose à nouveau. Nous avons voulu aller plus loin en nous entretenant avec un camarade militant anarchiste, judoka de haut niveau (qui souhaite rester anonyme, pour d’évidentes raisons). La compétition reste assez mal vue chez les libertaires, comment, lui, la voit-il, comment la vit-il ?

Le Monde libertaire : Peux-tu te présenter, politiquement et sportivement ?

Le Judoka : Sportivement, j’ai commencé le judo à 4 ans, je n’ai donc pas choisi. En revanche j’ai choisi de m’y investir et de faire une carrière de haut niveau. Politiquement, je suis issu d’un milieu social relativement aisé et totalement dépolitisé. Pour aller en section sport-étude, je suis entré dans un lycée modeste, loin de ma famille. Là bas, j’ai pris conscience des inégalités de notre société. C’est le constat de cette situation qui m’a conduit à me politiser. Après m’être approché des milieux militants parisiens et avoir pris connaissance du fonctionnement de différentes organisations, je me suis naturellement tourné vers le milieu libertaire.

Le Monde libertaire : Tu es libertaire et sportif de haut niveau, qui plus est dans un sport de combat. Comment gères-tu la contradiction entre l’idée d’écraser son ennemi et les valeurs libertaires ?

Le Judoka : Tout est dans la conception que l’on a de la compétition. L’idéologie dominante conçoit la compétition comme une simple hiérarchisation d’individus. Les premiers méritent les honneurs, les derniers méritent le mépris. C’est, à peu de chose près, l’essence même du libéralisme économique. Cette conception de la compétition est invivable pour moi. J’ai choisi de la concevoir d’une manière différente. Lors de la confrontation, je ne suis pas motivé par le fait de battre mon adversaire ou de l’écraser en lui montrant qui est le plus fort, mais par ma propre progression. Je m’efforce de me concentrer sur mon évolution personnelle. Je vois l’adversaire comme quelqu’un qui me permet de progresser et de grandir humainement. Quand le sauteur en hauteur se bat pour franchir une barre, moi je combats un adversaire. Il n’est pas là pour me faire du mal ou me détruire, mais pour m’offrir une opposition qui va me permettre d’avancer. Moi, en retour, je m’efforce d’être à mon meilleur niveau pour lui permettre d’évoluer. Et, au même titre qu’il serait absurde que le sauteur ait de l’animosité envers la barre qu’il doit franchir, il est absurde que j’en aie pour mon adversaire. Au moins parce que, sans lui, il n’y a pas de combat possible… En bref, la finalité n’est pas la victoire mais la progression. Qui plus est, gagner reste relatif. Une bonne journée, de la chance, les autres qui font des erreurs… Tout ça peut déboucher sur une médaille. En revanche, la progression personnelle (autant mentale que physique), la recherche permanente du geste juste, la rigueur dans l’entraînement, tout cela est une sorte de quête permanente et une aventure humaine épanouissante.

Le Monde libertaire : A-t-il été facile de résoudre ce conflit intérieur ?

Le Judoka : Non. Il est difficile de s’émanciper de l’idéologie dominante. Il y avait un vrai conflit en moi. Mes actes en tant que judoka étaient en contradiction avec mes convictions politiques. J’ai été forcé de changer la vision que j’avais de mon sport pour retrouver un équilibre. D’ailleurs, je pense qu’il y a là un réel enjeu éducatif. Transmettre une conception différente du sport et de la compétition me semble très important dans l’optique d’un changement de société. D’une certaine manière, le sport peut même être un vecteur permettant de véhiculer nos idées. L’ouvrage Éloge de la passe en est un exemple concret.

Le Monde libertaire : La Fédération anarchiste informelle a annoncé qu’elle ferait tout pour saboter les Jeux Olympiques, qu’en penses-tu, toi qui as déjà participé aux JO ?




Le Judoka : Je crois qu’il est important de bien définir ce que sont les Jeux Olympiques aujourd’hui. Il y a deux aspects : l’aspect sportif et l’aspect politico-économique. En effet, au-delà des compétitions sportives, les Jeux Olympiques constituent un moment privilégié que beaucoup de leaders politiques utilisent pour déplacer leurs pions sur l’échiquier diplomatique. La période des jeux sera aussi l’occasion pour beaucoup d’individus indifférents au côté noble du sport, de venir faire du fric. À l’inverse, pour la plupart des sportifs, les Jeux Olympiques constituent un aboutissement. Il serait assez mal venu, je pense, de saboter un événement sportif pendant les Jeux Olympiques. D’une part, parce qu’on briserait les espoirs d’athlètes n’ayant aucune responsabilité dans la dérive commerciale de l’événement et, d’autre part, parce qu’un sabotage se heurterait à une incompréhension. En revanche, je soutiendrai toute dénonciation de l’aspect politico-économique des Jeux Olympiques. Ce qui, pour le coup, aurait un réel sens politique. Encore une fois, à nous de militer pour nous réapproprier le sport.

Le Monde libertaire : Au-delà de cela, le sport est assez souvent mis au ban du milieu libertaire, qui le valorise rarement.

Le Judoka : C’est vrai et je pense que c’est un tort. Je pense qu’il est aussi important de se cultiver physiquement qu’intellectuellement. La pratique du sport permet de découvrir des sensations, des états d’esprit qui sont difficiles à atteindre autrement. Le dépassement de soi dans l’effort physique offre une satisfaction particulière, qui permet de grandir humainement. Le sport permet également de progresser mentalement. La concentration, la persévérance, la détermination se développent pendant cette pratique. Et, qui plus est, en tant que militant révolutionnaire, je pense qu’il faut être capable de tenir le coup face à d’éventuels opposants. De façon un peu plus concrète, c’est peut-être bête à dire, mais courir vite après une action qui a mal tourné, c’est autant d’heures de garde à vue en moins, être solide face à trois nazis c’est autant de nuits à l’hosto en moins, etc. Il ne s’agit pas de faire l’éloge du virilisme et je ne dis pas que notre militantisme devrait être centré sur l’entraînement physique comme chez les fachos. Mais je pense que ce serait une erreur de continuer à négliger comme nous le faisons aujourd’hui la culture physique.

Le Monde libertaire : Dans les sports de combat, surtout dans le sport japonais, il y a une culture de la soumission au sensei (maître) assez puissante, comment vois-tu ça ?

Le Judoka : Comme leur nom l’indique, les arts martiaux sont les arts de Mars, dieu de la Guerre. Ils étaient donc pratiqués par des militaires. Les pratiques militaires d’ordre, de discipline et de soumission au chef se retrouvent d’une certaine façon dans nos pratiques aujourd’hui. Mais à moindre niveau évidemment. C’est évident, mais en grande partie c’est un folklore qui n’est pas primordial. Quant à la soumission au sensei, c’est encore une question de conception. On pourrait définir ce terme par « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir, de l’expérience, d’une technique ou d’un savoir-faire ». De ce point de vue-là, le sensei n’est pas un grand prédicateur qui abreuve ses élèves de vérités, mais plutôt un outil que les pratiquants vont utiliser pour progresser. Je conçois l’entraîneur comme mon égal et, d’une certaine façon, notre rencontre humaine lui apprend autant à lui qu’à moi. Et, par exemple, mon entraîneur m’a dirigé vers d’autres entraîneurs qui m’aident à développer mon propre judo, il m’aide aussi à trouver par moi-même un moyen de surmonter mes difficultés.

Le Monde libertaire : As-tu quelque chose à dire en conclusion ?

Le Judoka : Le problème n’est pas le sport en lui-même, mais sa récupération par le capitalisme. De même que le souci dans « école bourgeoise » ce n’est pas le premier mot mais le second, dans « sport capitaliste » c’est le capitalisme qui est à abolir ! La compétition et le sport en général sont des outils. Ils peuvent être formateurs ou destructeurs. À partir de là, il ne tient qu’à nous d’en conceptualiser la pratique et d’en faire des instruments nous permettant de nous épanouir. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.




Sources : Le Monde Libertaire, propos recueillies par Bali du groupe Regard noir de la Fédération anarchiste

jeudi 26 juillet 2012

Le chômage à la hausse pour le 14e mois consécutif : +0,8% en juin


Toujours pas d'amélioration en France, sur le front de l'emploi. A la lecture des dernières statistiques de Pôle Emploi, et de la Dares, la Direction de l'animation de la recherche des études et de la statistique, le taux de chômage a encore augmenté le mois dernier : +0,8%, soit 23.700 demandeurs d'emplois supplémentaires.+7,8% sur un an. Il y a, en France, près de trois millions de chômeurs (2.945.800 précisément).

Si l'on prend en compte ceux qui, inscrits à Pôle Emploi, ont une activité réduite, on arrive au chiffre de 4,1 millions de chômeurs. En hausse de 1,1% sur un mois, de 6,9% sur un an.

Et cette hausse du chômage touche tout le monde, hommes comme femmes. Et toujours un peu plus les jeunes (moins de 25 ans) : +1,7% (+5,1% sur un an) ; et les plus de 50 ans : +1,5%, +14,6% sur un an !



RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


Les "Pussy Riot ", groupe punk anti-Poutine, restent en prison jusqu'en 2013


Un tribunal de Moscou a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'en janvier 2013 des trois membres du groupe Pussy Riot arrêtées il y a quatre mois pour une chanson anti-Poutine dans la cathédrale de la capitale russe.

Le tribunal Khamovnitcheski de Moscou a ordonné le maintien en détention pour six mois de Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui encourent sept ans de prison pour "hooliganisme", satisfaisant ainsi une requête du Parquet. Les jeunes femmes resteront en détention jusqu'au 12 janvier 2013.Les trois jeunes femmes sont poursuivies pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu - chasse Poutine!" à l'intérieur de la cathédrale du Christ-Sauveur, dans la capitale russe.





Pendant cette performance d'une minute environ, elles ont chanté un Te deum revisité appelant la Vierge Marie à devenir féministe et à "chasser Poutine". Puis elles ont été évacuées de la cathédrale par des agents de sécurité. Quinze jours plus tard, Vladimir Poutine remportait l'élection présidentielle. La vidéo du groupe Pussy Riot dansant et chantant, postée sur YouTube, a été très visionnée, attirant l'attention des autorités russes qui ont recherché les activistes. Les trois jeunes femmes suspectées ont été arrêtées début mars.

Cette prière anti-Poutine a suscité de nombreuses réactions de désapprobation, dans un pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux. Mais de nombreuses personnalités russes revendiquant elles aussi leur appartenance à la communauté orthodoxe ont pris la défense des trois prévenues, jugeant disproportionnées avec les faits les poursuites et leur maintien en détention.



Billet d'humeur du jeudi 26 juillet 2012 (Les grandes choses peuvent passer inaperçues !)


En ce jeudi 26 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Par un froid matin de janvier, un homme assis à une station de métro de Washington DC a commencé à jouer du violon. Il a joué six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était l'heure de pointe, il a été calculé que des milliers de personnes sont passées par la gare, la plupart d'entre elles en route vers leur travail.

Trois minutes se sont écoulées et un homme d'âge moyen a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son rythme, a arrêté pendant quelques secondes, puis se précipita pour respecter son horaire.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : une femme jeta de l'argent dans l’étui de son violon et, sans s'arrêter, a continué son chemin.

Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais l'homme a regardé sa montre et a repris sa marche. Il est clair qu'il était en retard au travail.

Celui qui a apporté le plus d'attention à la prestation musicale fut un petit garçon de 3 ans. Sa mère l’a tiré vers elle, mais le garçon s’est arrêté pour regarder le violoniste.

Enfin, la mère a tiré plus fort et l'enfant a continué à marcher en tournant la tête tout le temps. Cette action a été répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à aller de l'avant.

Durant les 45 minutes que le musicien a jouées, seulement 6 personnes se sont arrêtées et sont restées à l’écouter pendant un certain temps. Environ 20 lui ont donné l'argent, mais ont continué à marcher à leur rythme. Il a recueilli 32 $. Quand il finit de jouer et que le silence se fit, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit, ni n’exprima quelque reconnaissance que ce soit.





Personne ne savait cela, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens au monde. Il a joué l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon une valeur de 3,5 millions de dollars.

Deux jours avant sa prestation dans le métro, Joshua Bell joua à guichets fermés dans un théâtre de Boston où un siège coûtait en moyenne 100 $.

C'est une histoire vraie. Joshua Bell joua effectivement incognito dans la station de métro

Cet événement a été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une expérience sur la perception, les goûts et les priorités des gens. L’énoncé était : dans un environnement commun à une heure inappropriée sommes-nous en mesure de percevoir la beauté?

Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Savons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être: si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses manquons-nous ?

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


mercredi 25 juillet 2012

Japon : des compteurs de radiation truqués à Fukushima


Ceux qui travaillent sur le site de Fukushima ont-ils été bien plus exposés aux radiations qu'ils ne le pensaient ? La ministre du Travail annonce l'ouverture d'une enquête, après la publication, dans la presse japonaise, d'articles sur un sous-traitant qui aurait menti.

"Si c'était vrai, c'est l'ensemble du système de contrôle de l'exposition des travailleurs aux radiations qui serait remis en cause", dit Yoko Komiyama, la ministre du Travail. Car la polémique enfle au Japon.

D'après certains médias, un sous-traitant de Fukushima, la société de construction Build-Up a demandé à ses ouvriers, en décembre, de recouvrir de plomb les dosimètres qu'ils portaient . Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition au risque radioactif, afin que la société puisse continuer à travailler sur le site... Reste que plusieurs ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre de plomb, et ont quitté l'entreprise

La ministre a donc annoncé l'ouverture officielle d'une enquête. "Si c'est avéré, c'est extrêmement regrettable. Nous agirons de façon ferme si une quelconque violation des lois est découverte" lors de l'enquête.

A Fukushima, le niveau annuel légal de radiation a été élevé à 250 millisieverts pendant le pic de crise, avant d'être abaissé à 50, après la déclaration de stade d'arrêt à froid des réacteurs. Le risque de développer un cancer augmente à partir d'une dose annuelle de 100 millisierverts, 100 fois la limite pour le grand public.



RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org