mardi 21 août 2012

Rebaptisés My Ferry Link, les anciens navires de SeaFrance reprennent la mer


Ce lundi, deux des trois bateaux de la nouvelle compagnie de ferry "My Ferry Link" rachetés par Eurotunnel en juin dernier après la liquidation de SeaFrance ont repris les traversées entre Calais et Douvres en Angleterre. Une petite reprise: seulement deux voitures et deux camions ce matin à bord du Berlioz.

My ferry link a entamé sa première traversée ce lundi après l'interruption du trafic des ferries SeaFrance il y a neuf mois, peu avant la liquidation judiciaire de la société. Pour l'instant, deux des trois bateaux, le "Berlioz" et le "Rodin", rachetés par Eurotunnel, vont effectuer les traversées. Ces deux navires traverseront chacun le détroit du Pas-de-Calais quatre fois par jour. La compagnie envisage six rotations à terme.

Chaque bateau peut transporter 1.900 passagers et 120 camions. Le troisième navire, le "Nord/Pas-de-Calais", devrait lui commencer ses rotations à l'automne. "Notre objectif est de faire reprendre la mer à ses bateaux et à ses marins (...) et asseoir notre existence", a déclaré Jean-Michel Giguet, le directeur général de la nouvelle société d'exploitation, constituée en coopérative ouvrière (Scop).

Le prix de la traversée simple sera compris entre 50 et 55 euros. Avec cette Scop, les employés sont à la fois salariés et actionnaires. Pour participer à cette aventure, ils ont investi chacun 5.000 euros. 322 marins et sédentaires ont été embauchés en CDI, ainsi qu'une trentaine de personnes en Grande-Bretagne.

Une reprise accélérée. Seulement deux camions et deux voitures avaient pris place ce lundi à bord du Berlioz.


Les salariés d'une "société fantôme" devant les prud'hommes


Voilà plusieurs mois qu'ils ne perçoivent aucun salaire. 59 salariés de la société Litwin, basée à Rueil Malmaison, ont saisi les prud'hommes, dont la décision est attendue ce mardi. Leur entreprise, en liquidation, a été cédée en avril dernier à une société de Dubaï. Mais cette dernière n'a plus donné de nouvelles.
 
"Quand on a été repris, on était soulagé de ne pas être au chômage, mais si on avait su ce qui nous arriverait..." Les salariés de Litwin attendent beaucoup de la décision des prud'hommes pour sortir de l'impasse où ils se trouvent depuis le mois d'avril. Après la liquidation de ce bureau d'études très connu dans le secteur de la pétrochimie, 59 employés ont été gardés par le nouveau repreneur, Informap Production.
 
Cette société basée aux Iles Vierges et à Dubaï s'est engagée à créer une nouvelle entité pour les salariés français dans un délai de trois mois. Sauf que rien ne s'est passé. Les employés sont donc "livrés à eux-mêmes", dénonce Fabian Piednoel, secrétaire adjoint CFTC au comité d'entreprise : pas d'activité, pas de salaire, et l'impossibilité de sortir de cette situation. "La nouvelle société n'est pas créée donc nous ne pouvons pas faire reconnaître nos droits".
 
"Le repreneur n'assume aucune fonction et c'est le comité d'entreprise qui supplée à ses manquements en versant notamment une aide aux personnels" affirme le secrétaire CFDT du CE, Jean-Marc Fournier.
 
En juillet, après intervention du tribunal de commerce de Nanterre, le repreneur a apporté des fonds, qui ont permis de payer les salaires d'avril et mai. Les employés ont ensuite décidé de saisir le conseil des prud'hommes pour obtenir le versement de leurs salaires de juin et juillet.

Dans un courrier reçu lundi soir par le mandataire, le repreneur invoque des difficultés dans les formalités pour créer la société en France et il réclame un délai supplémentaire.


Lille : Les roms chassés par Vals on toujours besoins de nous.


Il y a peu à Lille, Lyon et Paris, les préfets, avec l’aval du ministère de l’intérieur et l’assentiment d’élus PS locaux, ont ordonné le démantèlement et l’évacuation brutale de campements de Roms.

A Lille, devant l’urgence de la situation, plusieurs familles s’étaient réfugiées dans les locaux de la MRES.

Mais depuis ces familles ont installés un campement de fortune sur la pelouse de notre dame de la victoire à Lille (voir ici).

La mobilisation est impérative, besoin de nourriture, de couche, etc….

Rendez vous sur place, rue du mal assis pour exiger que cesse la politique de discrimination et de stigmatisation des populations migrantes !


Fralib : le patron d'Unilever exclut une cession d'Eléphant


Le directeur général d'Unilever Paul Polman exclut de céder la marque de thé Eléphant et de faire travailler en sous-traitance la société que les salariés de l'usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), fermée par le groupe anglo-néerlandais, souhaitent monter.

"Il n'est pas question de céder la marque Eléphant ou de sous-traiter des volumes", assure Paul Polman dans un entretien au "Figaro" lundi 20 août. Ces deux conditions sont jugées essentielles par les ex-salariés du site marseillais pour assurer la viabilité de leur future société. Mais elles ont été refusées avec constance depuis le début par les dirigeants français du groupe.

Cette mise au point sans ambiguïté de Paul Polman intervient à quelque jour de la réception à l'Elysée d'une délégation de salariés de Gémenos, le 31 août. "On ne fera pas plus", assure-t-il.

Paul Polman souligne être sur la même ligne que les responsables de la filiale française, qui refusent la cession de la marque Eléphant et l'accord de sous-traitance. "L'équipe française a toute ma confiance", dit-il.

Pour le directeur général d'Unilever, "nous sommes maintenant arrivés à une solution responsable". "Nous avons montré pendant deux ans une véritable ouverture au dialogue. Le plan social a été validé par les tribunaux, nous avons offert à tous les salariés la possibilité de travailler sur l'un de nos autres sites en France aux mêmes conditions et nous avons cédé pour un euro symbolique des machines. Je suis convaincu que nous sommes allés bien au-delà de nos obligations légales, cela a coûté très cher", souligne-t-il.

"C'est très clair, le dossier est clos", fait-il valoir. Et de lancer à l'adresse du gouvernement: "Si la France ne respecte pas ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France".

En mai, le Sinistre du Redressement productif Arnaud Montebourg, en visite sur le site de Gémenos, avait annoncé qu'Unilever acceptait de reprendre les négociations sur des scénarios de reprise, dont le projet alternatif. L'usine, qui a cessé de produire depuis la fin juillet 2011, est toujours occupée par une partie des salariés.

Billet d'humeur du mardi 21 août 2012 (Des descendants de nazis marchent contre l'antisémitisme)


En ce Mardi 21 août 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Trois cents personnes, dont des petits-enfants de nazis allemands, ont entamé lundi une "Marche pour la vie". Au départ de l'ancien camp d'Auschwitz, ils vont parcourir la Pologne jusqu'à Treblinka pour dénoncer l'antisémitisme.
Une marche d'une semaine au départ d'Auschwitz et à destination de Treblinka au nord-est de Varsovie. Des descendants de nazis allemands, des enfants de victimes et des membres d'une église protestante indépendante allemande (TOS) ont décidé de traverser ensemble une partie de la Pologne pour dénoncer l'antisémitisme.

Une "Marche pour la vie" hautement symbolique imaginée par l'église allemande TOS. Heinz Reusse, l'un des membres de cette église, l'explique simplement : "Nous avons eu cette idée chez nous, à Tübingen, où beaucoup de gens ont découvert en étudiant l'histoire de leur famille que leurs proches avaient été impliqués dans des crimes nazis." 

Il s'agit notamment de briser "une sorte de conjuration du silence sur ces actes en Allemagne", explique Zbigniew Judasz l'un des organisateurs.



Le parcours emmènera les marcheurs sur les sites des anciens camps situés en Pologne de Belzec, Majdanek, Sobibor et Chelmno. Des petits groupes se relaieront entre les différentes étapes. Lundi, les marcheurs ont quitté le camp d'Auschwitz à pied avec des drapeaux allemands, polonais et israéliens. L'arrivée à Treblinka est prévue vendredi.
Juste avant le départ, une courte cérémonie pleine d'émotion a été organisée à Auschwitz. Une participante Bäerbel Pfeiffer a demandé pardon pour son grand-père électricien qui avait installé des barbelés à Auschwitz et des équipements de chambres à gaz.
Peter Loth, un juif allemand né il y a 70 ans dans le camp de Stutthof près de Gdansk, a évoqué les horreurs de l'holocauste. Un million de Juifs ont été tués à Auschwitz-Birkenau, ainsi que 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers.
Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


lundi 20 août 2012

Appel en aide a une camarade



TRÈS URGENT

Une amie du groupe cherche un studio meublé avec loyer maximum de 200 € sur St Étienne et ses environs ou une collocation.

Si vous avez quelque chose à lui proposer ou si vous pouviez faire tourner, nous contacter via le mail du groupe : bethune @federation-anarchiste.org

Fratos


L’exploitant de la mine sud-africaine menace de licencier les grévistes

Quelques jours après la tuerie de Marikana en Afrique du Sud, l’exploitant de la mine de platine a menacé les mineurs de licenciement s’ils ne reprennent pas le travail dès aujourd’hui. Un ultimatum rejeté par la plupart des grévistes qui pleurent la mort de 34 d’entre eux tués jeudi dernier par la police. Hier, une centaine d’habitants dont plusieurs mineurs se sont rendus sur les lieux du carnage, entonnant des chants en hommage aux victimes.

“Nous fonctionnons selon la règle de la majorité, explique l’un des grévistes. Si la majorité retourne au travail demain, alors j’y retournerai aussi. Mais si la majorité n’y retourne pas, alors moi non plus car je ne pourrai pas travailler pendant que les autres font la grève.”

Le massacre de jeudi s’est déroulé à Marikana, près de Rustenburg dans le nord du pays. Les mineurs réclament depuis plusieurs jours un triplement de leur salaire alors que leur revenu moyen actuel est de 400 euros par mois.

Certains analystes reprochent la quasi militarisation de la police qui n’est pas formée pour faire face pacifiquement à des manifestations.

RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et là). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org