jeudi 26 avril 2012

L'UFC-Que Choisir attaque des établissements de crédit conso en justice


En dépit de la récente loi Lagarde censée rendre moins fréquents le crédit renouvelable et sa spirale infernale, l'UFC-Que Choisir estime que certains établissements ont toujours des mauvaises pratiques et a porté plainte contre cinq d'entre eux.

"Nous ne faisons pas de procès de la loi Lagarde car c'était une loi assez satisfaisante. Elle répondait assez bien à nos principaux problèmes mais les mauvaises pratiques des établissements ont la vie dure", a expliqué mercredi Olga de Sousa, juriste à l'UFC-Que Choisir.

La loi Lagarde, du nom de l'ancienne Sinistre de l'Economie et maintenant chef des affameurs du FMI, entrée en vigueur en mai 2011, insiste notamment sur la nécessité d'offrir à l'emprunteur la possibilité de choisir entre crédit renouvelable ou non pour tous les crédits d'un montant supérieur à 1.000 euros.

Or, l'association de consommateurs pointe du doigt le fait que les sites internet de Sofinco, Financo, Cetelem, Cofidis et Cofinoga ne mettent pas en avant les alternatives au crédit renouvelable. Elle déplore qu'ils les mentionnent de "manière accessoire", voire qu'ils les "occultent".

Une position partagée par Nicolas Pécourt, directeur de la communication de Crédit Agricole Consumer Finance, qui gère la marque Sofinco: "Nous avons pris connaissance par la presse de cette plainte de l'UFC-Que Choisir sans en connaître les motifs exacts".

Cofidis n'a pas souhaité réagir et les deux derniers établissements concernés n'ont pas répondu aux sollicitations.

L'UFC-Que Choisir s'est également intéressée à la politique en la matière sur les lieux de vente. Selon l'association de consommateurs, qui avait mené une enquête similaire en 2009, les propositions de crédit renouvelable ont baissé (36,6% des cas) mais plus de trois-quarts d'entre elles (78%) ne sont pas assorties d'une offre alternative de crédit amortissable.

Elle regrette également que les cartes de fidélité soient dans 75% des cas assorties d'un crédit renouvelable. « La moralisation supposée par la baisse de la vente de crédits renouvelables se fait en trompe-l'oeil puisqu'il y a en réalité un transfert du crédit renouvelable vers les cartes de fidélité », a fait valoir le chargé de mission banque et assurance Maxime Chipoy, parlant d'un "tour de passe-passe".

L'association souligne en outre qu'aucune étude sérieuse de solvabilité du client n'a lieu dans 85% des cas (93% en 2009).

Cinq de ses antennes locales ont aussi porté plainte contre des magasins des groupes Carrefour, But, Fly et Cora "pour défaut d'offre alternative".

L'UFC-Que Choisir a également envoyé son étude à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes afin qu'elle "fasse à son tour des enquêtes de terrain", a indiqué M. Chipoy.

L'UFC-Que Choisir demande l'interdiction de la vente de crédit renouvelable sur le lieu de vente, la séparation entre cartes de fidélité et cartes de crédit renouvelable, la vérification de la solvabilité par des pièces justificatives à partir d'un emprunt de 1.000 euros et l'interdiction du démarchage en matière de crédit.



Billet d'humeur jeudi 26 avril 2012 (quand nos « fachos » locaux votent Sarko alias Zebulon 1er)


En ce jeudi 26 avril 2012 quoi de neuf en ce monde ?? Alors, comme cela, nos « fachos » locaux de la Vlaams Huis se mettent à avoir des idées politiques autres que le retour à la patrie forte et à l’ordre, ein, zwei ! Vous nous direz que depuis qu’ils font partie de Front Populaire Solidariste on s’en serait douté. Vous savez le Front Populaire Solidariste, cette espèce de « machin » créé de toute pièce avec la troisième voie de Serge « facho »Ayoub pour enfumer le peuple, mais qui est en fait un regroupement de boneheads et autres décervelés d’extrême droite, dont le but est soit disant de défendre les droits des ouvriers français face au capitalisme mondialiste mais qui n’est en fait qu’un écran de fumée pour dissimuler un instrument de propagande de leurs idéaux haineux et racistes.
 Mais revenons à nos moutons (Halal histoire de les faire rager un peu !). Voila qu’après vouloir présenter un candidat aux législatives et appeler à l’abstention au premier tour, nos politologues épris de bières et de chants nationalistes donnent une consigne de vote pour le 2nd tour. Vu leur nouveau mépris envers le capitalisme mondialiste nous pensions qu’ils appelleraient  à voter pour virer le libéralisme créateur de chômage et autres méfaits. Que nenni, nos nervis flamands appellent à voter Zebulon 1er, enfin indirectement car leur souhait est de barrer les portes du palais au chevalier blanc Hollande par leur vote. Donc...
 Alors histoire de les mettre devant leurs contradictions, une fois de plus, nous nous permettrons de leur rappeler que Zebulon 1er c’est 1 million de chômeurs de plus, c’est 72 milliards de cadeaux fiscaux pour les riches, c’est la fin de la retraite à 60 ans etc, etc, la liste est bien trop longue des mesures antisociales du locataire du palais pour toutes les  écrire ici. Voilà donc pour qui nos fachos locaux appellent à voter. On est loin des principes soit disant fondamentaux de leur Front Populaire Solidariste non ????


 Alors pourquoi se revirement à 180°, c’est que d’après eux le pouvoir UMP les tolère et que le PS ne leur laissera pas autant de liberté d’action et, comble de malheur, veut donner le droit de vote aux immigrés aux élections locales, synonyme pour ces bas du front d’invasion finale. Pathétique !
 Enfin cela a au moins permis de les faire sortir de leurs déguisements de solidariste et de montrer que ce brusque intérêt pour le peuple n’avait pour but que de propager  leurs idéaux haineux d’un temps où la crampe du bras droit  était de mise pour se saluer. Les voilà donc de retour à leur mère nourricière, c'est-à-dire l’ultra capitalisme, car ce système conduit aux crises que l’on connaît actuellement, lesquelles amènent un climat d’ultra protectionnisme, terreau du fascisme.
 Vraiment ami(e)s face à tout ce cirque, il ne nous reste plus qu’à combattre tant l’extrême droite que les partis dits de « système »,  qui n’ont que pour objectif le pouvoir pour le pouvoir. Mais ce combat ne se fera pas dans les urnes mais dans la rue ou lors de conflits sociaux via des grèves  générales salvatrices qui, nous l’espérons, ouvriront la porte d’un monde libertaire et que vive l’anarchie !
 Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.

mercredi 25 avril 2012

Aéroport de Notre-Dame des Landes : Le collectif des Pilotes de Ligne soutient les grévistes de la faim de Nantes


Communiqué de presse des pilotes de ligne : soutien aux grévistes de la faim de Nantes

Jeudi 19 avril 2012

"Nous, collectif des Pilotes de Ligne doutant de la pertinence du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, dit Aéroport du Grand Ouest, apportons notre entier soutien aux trois grévistes de la faim engagés physiquement et de manière ultime contre ce nouvel aéroport.

Nous nous étonnons que les porteurs de ce projet se refusent d'en ré-expertiser les arguments tant économiques que techniques compte tenu de l'actualité, des perspectives de croissance et les données liées à l'économie actuelle et future du transport aérien, au regard entre autre du prix du kérosène et des nouvelles contraintes s'imposant aux compagnies aériennes, des nouveaux modèles économiques liés aux compagnies à bas prix qui, reconnaissons le, sont très loin du dossier d'étude ayant conduit à la Déclaration d'Utilité Publique.

Fort de notre expérience très difficilement dénonçable, nous souhaitons que le dialogue soit renoué entre toutes les parties dans les meilleurs délais. Nous sommes prêts à y apporter notre analyse technique et objective avec l'ensemble des acteurs concernés tant par l'actualité du jour que sur les perspectives à moyen et long terme, les mutations dans l'aérien ainsi que les modifications techniques qui permettraient de moderniser et pérenniser la structure actuelle de l'aéroport Nantes Atlantique.

Nous espérons que ce message trouvera un écho bien au-delà des échéances partisanes et/ou électorales à court terme, et souhaitons apporter aide et réconfort auprès de ceux qui, au quotidien, s'interrogent, s'investissent et font courageusement preuve de discernement."



Zebulon, Nous voila .....


"Le Pen est compatible avec la republique" 
Zebulon 1er le 24 avril 2012





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Eva Joly et Marine Le Pen, deux candidates au nom illégal


Plusieurs réclamations ont été déposées ce dimanche par des électeurs du Gard et du Vaucluse auprès du Conseil constitutionnel, pour que soient déclarés nuls les suffrages exprimés au moyen des bulletins «Eva Joly» et «Marine Le Pen», indiquent par communiqué deux avocats à l’origine de cette réclamation.

En cause, le fait que «conformément aux dispositions légales, le bulletin de vote ne doit comporter que le nom et le prénom du candidat», explique le communiqué. Or Eva Joly, selon son état civil et «sous réserve de confirmation», s’appelle officiellement Gro Eva Farseth, tandis que Marine Le Pen porte sur son état civil le nom de Marion Anne Perrine Le Pen. Et les deux avocats de rappeler les textes de loi qui, selon eux, exposeraient les deux femmes à un passage devant le tribunal correctionnel: l’article 1 de la loi du 6 fructidor de l’an II, «toujours en vigueur», l’article 88-1 du code électoral et 433-19 du Code pénal.

Les avocats précisent qu’évidemment, ils ne doutent pas de l’identité réelle des deux candidates, mais s’érigent plutôt contre l’irrégularité que représente le fait de se présenter à un scrutin avec un nom modifié. Ils s’étonnent en particulier que, «le même jour, deux candidates ont pu à la fois voter et se présenter sous deux identités différentes».

S’ils n’espèrent pas forcément invalider l’élection, les plaignants veulent pointer du doigt avec leurs réclamations un problème qu’ils présentent comme «pas si anecdotique qu’il y paraît de prime abord.» D’abord parce que «si Marion Le Pen avait accédé au second tour de la présidentielle, il est fort probable que tous ces arguments auraient été utilisés par les candidats qui auraient alors été évincés», écrivent les avocats. Ensuite parce que ce problème de patronyme «concerne, outre les deux désormais ex-candidates, tous les élus en place de la République qui signent quotidiennement des actes publics en usant de nom et/ou de prénom ne correspondant pas à ceux de leur état civil».



Billet d'humeur mercredi 25 avril 2012 (De ministre à avocat : un juteux business en vue ?)


En ce mercredi 25 avril 2012 quoi de neuf en ce monde ?? Le gouvernement pense à la reconversion de ses ministres et députés. Un décret vient de passer permettant aux « personnes justifiant de huit ans au moins d’exercice de responsabilités publiques les faisant directement participer à l’élaboration de la loi », une vaste catégorie pouvant aller des députés aux ministres, en passant par les membres des cabinets, d’exercer la profession d’avocat sans passer l’examen du barreau.

Cette mesure n’est pas une grande innovation. Le droit permettait déjà aux hauts fonctionnaires, magistrats, juristes d'éviter l'examen du barreau. Jean-François Copé, Rachida Dati ou Dominique de Villepin avaient bénéficié de cette passerelle. La nouvelle mesure élargit encore plus ces voies d’accès alternatives.

Mais les avocats ont peu apprécié la réforme. Le Conseil national des barreaux a annoncé qu’il attaquera le décret devant le Conseil d’Etat. Pour le CNB, le terme de « responsabilités publiques » est « trop imprécise quant à son champ d'application et à la définition des catégories de personnes pouvant en bénéficier ».

Et pourquoi les dirigeants politiques tiennent-ils tant à devenir avocats ? Hormis le prestige de la robe et du titre, l’argument est bien sûr financier. La plupart des reconvertis ne deviennent pas avocats pour s’occuper de divorces et de voleurs de scooters mais pour faire avocats d’affaires comme Jean-François Copé au sein du cabinet Gide. Leur principale ressource : leur carnet d’adresses et leurs liens dans les milieux politiques et administratifs. Le tout leur permet de devenir des lobbyistes très efficaces.




D’où le risque de mélange des genres, Jean-François Copé étant un des premiers concernés. Un petit actionnaire de GDF-Suez avait porté plainte contre lui pour prise illégale d’intérêts l’accusant d’avoir effectué un « lobbying auprès des députés au profit de GDF-Suez en contrepartie d'honoraires importants sous couvert de son métier d'avocat ». Une plainte rejetée par la justice.

Mais si c'est pour juste pour jouer les lobbyistes, quel intérêt de d'avoir la robe d'avocat ? Le problème est que le Code électoral interdit à un député en exercice d'avoir des activités de conseil à ses heures perdues. En revanche, rien ne lui interdit de proposer les mêmes services en tant qu'avocat.

Il y aussi le cas des ex-parlementaires ou des ex-premiers ministres qui peuvent exercer a priori n'importe quelle profession. Par exemple, Dominique de Villepin, grâce à son cabinet d'avocats « Villepin international » a gagné 4,6 millions d’euros d’honoraires entre 2008 et 2010.

Ce qui amène à un autre point. La loi définit clairement les professions habilitées à donner des conseils juridiques et pour cela protégées par le secret professionnel. Il y a les avocats bien sûr mais aussi les notaires par exemple. Sont aussi concernés les juristes salariés par une entreprise, les associations de consommateurs ou les syndicats. En revanche, un consultant exerçant en libéral ou dans un cabinet dédié ne peut donner des conseils juridiques à titre d’activité principale, ni rédiger des actes sous seing privé. Proposer de telles prestations sans y être habilité est même un délit puni de 4500 euros d’amende et de 6 mois de prison.

Ainsi, en obtenant le titre d’avocat, les ex-ministres ou députés sécurisent leurs prestations de conseil en tous genres et peuvent brandir le secret professionnel si certains regardent d’un peu trop près leurs activités. La porte ouverte à toutes les fraudes ?

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.


mardi 24 avril 2012

Moscou : L’anarchiste Alexei Soutouga a besoin de votre aide


L’anarchiste russe Alexei Soutouga, a été arrêté et placé en détention dans un centre de détention provisoire. Pour le défendre, l’Anarchist Black Cross de Moscou lance l’appel aux dons.

À Moscou, dans la soirée du mardi 17 avril, a été arrêté un anarchiste, antifasciste et membre de l’ « Action autonome » Alexei Soutouga. Cela s’est produit lors de la collecte des dons en soutien aux prisonniers antifascistes. Presque 24 heures après son arrestation, on a appris qu’Alexei se trouve dans le centre de détention provisoire No. 2, connu sous le nom « Boutyrka ». La police dresse contre lui les mêmes accusations que contre l’antifasciste Alexei Olessinov (celui-ci est en détention depuis plus d’un mois) : être complice dans l’incident survenu au club « Vozdukh », à Moscou. Lors de l’incident du 17 décembre 2011, les gardiens-nationalistes de ce club ont attaqué les visiteurs du club antifascistes, puis les ont accusés pour ces agressions.

Le 17 avril, au centre de Moscou, a eu lieu la collecte de dons pour les antifascistes détenus provisoirement (dans l’attente des résultats de l’enquête pénale en cours) — notamment, Alexei Olessinov et Igor Khartchenko. L’événement a été organisé par un groupe de différents militants et des membres de l’initiative « Aide Directe » (association lutant contre le racisme et pour les droits de l’homme). Dans un endroit préalablement décidé, se sont rencontrés environ 15 personnes, parmi lesquels se trouvait Alexei Soutouga.

Selon les témoignages, environ à 20h30, deux policiers en uniforme se sont rapprochés du groupe. Ils se sont vaguement présentés et ont demandé pourquoi, autour du banc, il y a autant d’ordures. Ensuite, les policiers ont demandé à tous les participants de l’action de présenter leurs papiers. Les participants ont refusé de le faire, après quoi, dans la minute suivante, sont d’abord apparus deux hommes en civil, puis environ 5-6 de leurs collègues.

L’un d’entre eux a présenté ses papiers en murmurant quelque chose comme « Brigade anti-criminalité, les gars » et ordonna : « Prenez celui-ci ! ». Les policiers en uniforme ont obéi à cet homme en civil et ont emmené Alexei en direction de la route.

Tout de suite, toutes les personnes en civil les ont suivis, ne portant plus aucune attention au reste des participants à l’action, alors qu’ils avaient promis d’emmener au commissariat tous ceux qui n’avaient pas leurs papiers. Selon les informations disponibles, parmi les policiers participants à l’arrestation, il y avait le fameux agent du FSB de Moscou Evgeny Platov (le FSB – Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, NdT), mieux connu sous le nom « Jenia le FSB » (plus d’informations sur lui etses enquêtes contre les anarchistes de Moscou, en russe).

À noter qu’un groupe d’anarchistes, dont Alexei, a déjà été arrêté une semaine plus tôt par ces mêmes personnes en civil, mais a été libéré sans aucune charge ou accusation.

Pendant presque 24 heures, l’emplacement de Soutouga n’était pas connu de sa famille et ses camarades. Son téléphone ne répondait pas. Ce n’est que dans la soirée du 18 avril, qu’il a été signalé être dans Boutyrka : apparemment, le tribunal de district Basmanny a immédiatement pris la décision de détenir l’antifasciste.

Il est accusé de « hooliganisme » (article 213, Partie 2 du Code pénal). Selon le communiqué du service de presse de la police de Moscou, Alexei Soutouga est impliqué dans la même affaire qu’Alexei Olessinov. À noter que, récemment, a été tenté l’ouverture d’une deuxième affaire pénale contre Olessinnov : le 17 avril, il a eu une confrontation avec un jeune homme. On voulait accuser Olessinov d’avoir attaqué ce jeune homme le 4 décembre 2011, bien que, ce jour-là, Olessinov ait passé toute la journée en écrivant des articles et messages sur Internet. (pour plus d’informations, en russe).

« L’affaire contre l’antifasciste connu Alexei Olessinov dure déjà depuis plusieurs mois et stagne de plus en plus. Apparemment, la police est de plus en plus irritée par la campagne de soutien à Olessinov. S’il y avait réellement des preuves contre Soutouga, la procédure aurait été respectée : d’abord, l’enquête pénale, ensuite, l’arrestation. Or, on observe l’inverse : la personne a été arrêtée et détenue presque pendant 24 heures. Il semble que la police a une très forte imagination », — ainsi un des membres de l’ « Action autonome » commente cette situation.

Pour défendre Soutouga, payer son avocat, l’Anarchist Black Cross de Moscou lance l’appel aux dons. Pour transmettre de l’argent, lisez lesinstructions (en anglais)

Contacts pour avoir plus d’informations : +7-985-247-23-50 (l’initiative antiraciste « Aide Directe »), +7-985-247-20-65 (le groupe de Moscou de l’ « Action Autonome »)


Sur les autres persécutions des anarchistes et antifascistes à Moscou (en anglais, en russe)

Traduit de l’anglais (Action Autonome), 21 avril 2012



Amnesty International place la France sous vigilance islamophobe


Amnesty International a dénoncé mardi dans un rapport les «discriminations» envers les musulmans dans des pays européens comme la France et la Belgique, et l'exploitation politique des «préjugés».

Dans son rapport qui se concentre sur la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse, Amnesty International appelle les gouvernements européens «à faire plus pour s'en prendre aux stéréotypes négatifs (...) contre les musulmans, qui attisent les discriminations, essentiellement dans l'éducation et le monde du travail». «Plutôt que de riposter à ces préjugés, les partis politiques» les «encouragent bassement dans leur quête de voix électorales», a estimé Marco Perolini d'Amnesty.

«Des femmes musulmanes se voient refuser des emplois et des jeunes filles sont empêchées d'aller en classe simplement parce qu'elles portent des vêtements traditionnels comme le foulard», a-t-il relevé. «Des hommes peuvent être licenciés pour porter des barbes associées à l'islam.»

En France, en Belgique et aux Pays-Bas, les employeurs sont autorisés, en violation de la législation européenne, à discriminer des musulmans sous prétexte que «les symboles religieux ou culturels agaceront les clients ou les collègues», note l'organisation de défense des droits de l'Homme. La législation européenne en la matière «semble être inefficace (...), car nous observons un taux plus élevé de chômage parmi les musulmans, en particulier chez les musulmanes d'origine étrangère», poursuit Perolini.

Dans son rapport intitulé «Choix et préjudice: les discriminations contre les musulmans en Europe» et publié deux jours après le résultat historique de l'extrême droite en France, Amnesty insiste sur le fait que «porter des symboles ou des vêtements religieux ou culturels fait partie du droit de liberté d'expression». «L'interdiction de porter des vêtements (...) n'est pas la bonne approche», estime l'organisation, visant implicitement la France qui a interdit depuis un an le port du voile intégral dans l'espace public.

«Une interdiction générale risque de porter préjudice à l'accès des filles à l'éducation et de violer leur droit de liberté d'expression», poursuit Amnesty. L'organisation dénonce aussi l'accès limité fait aux musulmans pour prier, notamment en Suisse où la population a voté en 2009 contre la construction de nouveaux minarets, et en Catalogne (Espagne) où certains doivent prier dehors faute de lieux de prière adéquats.