mercredi 2 mai 2012

Nouvelle opération de Greenpeace dans une centrale nucléaire


Cinq mois après son introduction dans deux centrales nucléaires françaises, l'organisation écologiste est parvenue mercredi matin à s'introduire à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire du Bugey (Ain), près de Lyon, et assure avoir déposé un fumigène sur l'un des réacteurs.

Après le coup d'éclat de décembre dernier, Greenpeace a récidivé ce matin. Un militant a survolé puis a atterri dans la centrale nucléaire du Bugey dans l’Ain avec un paramoteur, avant d'être interpellé par la gendarmerie. "Un militant de Greenpeace est arrivé avec un paramoteur vers 7H40 du matin. Il a survolé la centrale, lancé un fumigène puis a atterri à l'intérieur où il a été interpellé", a déclaré le colonel Aubanel, commandant le groupement de gendarmerie départementale de l'Ain. Par la suite, la gendarmerie a annoncé l'interpellation d'un second militant de Greenpeace à l’extérieur du site, précisant que cette personne «pourrait avoir servi de guide au pilote de l’engin».

EDF, qui confirme l'intrusion assure que le militant a atterri en dehors de la zone du bâtiment du réacteur et en minimise la portée. "Les gendarmes du Peloton spécialisé de gendarmerie chargé de la protection du site (PSPG) sont immédiatement intervenus et ont appréhendé le pilote dans les minutes qui ont suivi. La sûreté des installations n'a aucun moment été remise en cause", précise EDF.

Quelques heures avant le débat entre les deux finalistes de l'élection présidentielle, il s'agissait pour les militants écologistes d'attirer l'attention sur le problème de la sécurité des 19 centrales françaises, qui fournissent 75% de l'électricité du pays.«L'objectif de cette action est d'adresser un message aux deux candidats à l'élection présidentielle qui nient le risque du nucléaire. On voulait illustrer une agression externe, type chute d'avion», a précisé Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires à Greenpeace France. L'organisation publie sur son site une étude concernant la vulnérabilité des 58 réacteurs français et des bâtiments abritant les piscines de refroidissement des combustibles irradiés à la chute d'un avion de ligne, un risque qui n'est selon elle pas pris en compte.

En décembre, des militants de Greenpeace qui voulait illustrer les failles de la sécurité des installations nucléaires ont réussi à s’introduire dans les centrales de Nogent-sur-Seine (Aube) et de Cruas (Ardèche).


Longuet voit en Le Pen un "interlocuteur"


Il est possible de "parler" avec Marine Le Pen, dont l'électorat "patriote" doit voter pour Zebulon 1er au second tour de l'élection présidentielle pour faire obstacle au "socialo-communisme", estime le ministre de la Défense Gérard Longuet. Dans une interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, Gérard Longuet, qui est lui-même issu de cette mouvance, juge "très respectable" le score de 17,9% des voix réalisé le 22 avril par la présidente du FHaine. "Cela indique une inquiétude des Français face à un monde en mutation", dit-il dans cet entretien à paraître mercredi. "Il y a dans l'électorat de Marine Le Pen une nostalgie d'une France plus classique, plus tranquille, plus établie." La dirigeante du FHaine n'a, selon lui, pas les outrances de son père Jean-Marie Le Pen, plusieurs fois condamné par la justice pour injures à caractère raciste. "Sa fille ne souffre pas de ce handicap et nous n'aurons pas, avec elle, de 'Durafour crématoire' et autre 'détail'. Tant mieux, car il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n'est pas bienveillant, mais qui, au moins, n'est pas disqualifié", estime-t-il. No comment mais on en pense pas moins seulement on aime pas vexer...


Les infirmières troquées contre une centrale ???


Même mort, le colonel Kadhafi continue de hanter Zebulon 1er. Après l'affaire du financement de la campagne électorale de 2007 par le régime libyen, un second volet des relations franco-libyennes vient de s'ouvrir. Selon des télégrammes diplomatiques, consultés par «Les Inrocks», le président français aurait échangé des armes et une centrale atomique contre la libération des infirmières bulgares retenues par Mouammar Kadhafi.

Ces dernières avaient été libérées le 24 juillet 2007, après huit années de détention dans les geôles libyennes. Elles étaient accusées, ainsi qu'un médecin, d'avoir volontairement inoculé le virus du sida à des enfants. La libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien avait été rendu possible grâce à l'implication du président français et de sa femme de l'époque, Cécilia. Quelques mois après, interrogée par l'«Est Républicain» sur les compensations obtenues par la Libye pour cette libération, celle qui s'appelait encore Cécilia Zebulon avait évoqué «des contreparties d'ordre médical» lors de ses discussions avec Mouammar Kadhafi.

Mais «Les Inrocks», à paraître mercredi, évoquent un tout autre scénario négocié entre Kadhafi et Zebulon. La France aurait ainsi accepté de signer un deal sur l'atome en échange de la libération des infirmières. Un accord militaire, prévoyant la livraison d'armes, aurait aussi été acté. Après des négociations entre le 17 et le 23 juillet, un «mémorandum d'entente nucléaire» aurait finalement été signé le 24 juillet. Il prévoyait la livraison d'une centrale nucléaire à la Libye. «Préféré à un 'accord', le 'mémorandum' permet à la diplomatie française de contourner les accords internationaux en matière de non-prolifération», explique l'hebdomadaire. L'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon avait déjà dénoncé ces échanges franco-libyen sur l'atome dans un livre paru en avril.

Ces allégations avaient été réfutées par l’obersturmführer Guéant, qui s'était rendu à Tripoli avec Cécilia, lors d'une commission d'enquête parlementaire à l'issue de la libération. Le directeur de la publication des «Inrocks», David Kessler, a expliqué sur canal + que l'enquête de son journal reposait sur des «éléments factuels et fiables», à savoir des télégrammes diplomatiques.


Billet d'humeur mercredi 2 mai 2012 (Zebulon 1er et les sondages)


Ce mercredi 2 mai 2012 quoi de neuf en ce monde ??? Dans les jours qui ont suivi le 22 avril, Zebulon 1er s’est moqué des sondages «qui se trompent». «J’espère que ça vous passera l’envie de donner tant d’argent aux sondeurs», avait expliqué Zebulon sortant en marge d’un déplacement. Pourtant, à l’Elysée, Zebulon 1er  en a commandé des centaines entre 2007 et 2009, selon des documents obtenus par un élu au nom du droit d’accès aux documents administratifs reconnu par une loi de 1978.

L’écologiste grenoblois Raymond Avrillier a dénoncé  lundi des «irrégularités» et «l’ivresse sondagière» qu’il a dit constater dans les 4 cartons de documents qu’il a reçus. «264 sondages pour un montant de 6,35 millions d’euros ont été commandés par la présidence de la République entre juin 2007 et juillet 2009 dont certains ont été clairement utilisés par l’UMP notamment en vue de l’élection présidentielle de 2012», a déclaré Raymond Avrillier, lors d’une conférence de presse.

Selon le site Mediapart qui a relayé ses accusations, ces études d’opinion concernaient en vrac des questions sur le «Casse-toi pôv’con» («Etes-vous choqué par la réaction de Zebulon 1er ?», février 2008) ou la participation de la France aux Jeux olympiques de Pékin («Pensez-vous que la France doive boycotter?», mars 2008). «Si l’Elysée est censé transmettre à Raymond Avrillier la totalité des commandes passées entre 2007 et 2009 (contrats, factures et résultats), ses services n’en ont communiqué à ce stade qu’un gros échantillon. 



Casse Toi Sondage


Il manque encore les études de l’année 2007, celles achetées à Ipsos, Ifop, CSA, TNS-Sofres et Sociovision et surtout les factures des sondages sous-traités à Opinionway par Publifact (la société de Patrick Buisson que la Cour des comptes avait épinglée à cause de son contrat «exorbitant» avec la présidence), potentiellement très embarrassantes», explique le site d’information.

De son côté, Avrillier a expliqué avoir pu obtenir la copie de «nombreux» sondages en 2008 concernant la liaison du président avec sa future épouse. «Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni?», interroge l’un d’eux, ce qui fait dire à l’élu que ces sondages «ne relèvent pas de la conduite de l’Etat».

Ces sondages ont ensuite été décryptés par les conseillers «opinion» du président: Patrick Buisson (ancien journaliste d’extrême droite) et Pierre Giacometti. Selon Mediapart, «tous deux sont convoqués à l’Elysée une fois par semaine, au minimum, et voient leur travail d’analyse grassement rémunéré: 12.000 euros par mois pour Patrick Buisson, 65.000 euros pour GiacomettiPéron (la société de Giacometti)». En 2009, l’intervention de la Cour des comptes a mi un frein à cette pratique.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.


mardi 1 mai 2012

Norrent-Fontes (62) : quatre chalets remplaceront le campement « insalubre » des migrants de l’A26


À cause des intempéries, les travaux ont pris un peu de retard. Mais c’est désormais acquis, les migrants disposeront d’ici à la fin mai de quatre chalets à Norrent-Fontes (près de Bruay-La Buissière). ... Ils abriteront une quarantaine d'Érythréens et Soudanais, échoués à quelques centaines de mètres de l'aire de repos de Saint-Hilaire-Cottes, sur l'autoroute A26. Tous rêvent de gagner la Grande-Bretagne et tentent la traversée au péril de leur vie.

Le campement de fortune, construit par les bénévoles de l'association Terre d'errance, a été détruit le 30 janvier 2012, sur décision préfectorale. Pour la petite histoire, le maire de Norrent-Fontes (Europe Écologie - Les Verts) refuse de payer la note de ce démantèlement (21 270 euros). Plutôt que de reconstruire ce camp à l'identique, comme ce fut le cas en 2007, les bénévoles de Terre d'errance ont fait appel à de nouveaux partenaires : Médecins du monde d'une part, l'Association du réseau des élus hospitaliers du Nord - Pas-de-Calais d'autre part. La première apporte son expérience en matière de chalets humanitaires. La seconde finance la majeure partie de l'investissement. L'association a sollicité une subvention auprès du conseil régional. Cette association compte dans ses rangs les maires d'Angres, Grande-Synthe et Norrent-Fontes.

Avec cette nouvelle initiative à l'échelle régionale, elle jette un gros pavé dans la mare. 



CNT : 1er Mai, le syndicalisme n’est pas qu’une fête


Vous trouverez ci-dessous le communiqué confédéral CNT spécial 1er mai

« A l’heure où les élites dirigeantes se disputent le pouvoir, les populations et les travailleurs ne cessent de souffrir ! Précarité de l’emploi, destruction des services publics, remise en cause des acquis sociaux (retraites, sécurité sociale, code du travail...) : nous ne faisons que subir tandis qu’eux organisent notre misère. Alors que les uns défendent l’austérité, pendant que les autres veulent relancer la croissance, alors qu’il y a déjà assez de richesses à sa partager. Tous brandissent le même prétexte pour demander aux travailleurs de se serrer la ceinture pendant que les patrons augmentent leurs bénéfices : la crise économique !

Nous le voyons bien, les intérêts que défendent l’État et le patronat ne sont pas ceux des classes populaires. En Grèce, en Espagne, dans les Antilles, au Maghreb et partout ailleurs ce sont les mêmes Etats et les mêmes capitalistes qui nous exploitent.

Pour asseoir cette domination, ils cherchent chaque jour à nous diviser. En opposant chômeurs et salariés, travailleurs français et étrangers, hommes et femmes, en jouant avec la peur de l’autre, en stigmatisant toutes les minorités, les politiciens de tous bords cherchent à nous faire oublier que nos intérêts de classe sont communs. C’est ainsi qu’ils isolent les individus et leurs luttes et se protègent de toute contestation sociale. Ne l’oublions pas, c’est en profitant d’un contexte similaire que l’extrême droite et le fascisme ont écrit les pages les plus sombres de notre histoire.

Dans cette séquence électorale, la CNT, comme à son habitude, ne donnera aucune consigne de vote. Notre réponse à la crise économique et à la domination qu’ils nous imposent n’existe concrètement que sur le terrain social !

Dans plusieurs pays d’Europe les majorités politiques ont changé pourtant c’est bien l’austérité qui continue à s’appliquer seule la couleur du masque du bourreau a changé.

C’est par un syndicalisme de combat, qui organise les classes populaires et tisse des liens de solidarité entre tous les exploitéEs que nous entendons créer le rapport de force face aux capitalistes et leurs instruments de domination économiques et politiques.

Pour porter le mouvement social et notre projet de société, seule l’autogestion des luttes et donc des syndicats paient. C’est aux salariéEs de décider et de mettre en place les actions qu’ils jugent nécessaires, sans déléguer leur pouvoir à quelque hiérarchie syndicale ou parti politique que ce soit.

Le syndicalisme de la CNT, réaffirme que c’est par le biais des assemblées générales et de l’action directe que nous obtiendrons gain de cause et que nous nous émanciperons. C’est également en faisant la promotion d’une contre culture populaire, en se formant aux questions économiques et sociales, en développant des alternatives comme les coopératives de production ou de distribution, en renforçant la solidarité internationale, que nous créerons le point de rupture avec le capitalisme et arriverons à la révolution sociale !

C’est en créant des collectifs de lutte contre la précarité comme le fait notre fédération des travailleurs de l’éducation, en menant des grèves dures et au final victorieuses comme l’ont fait notre syndicat du nettoyage à Louvre Hotels et les postiers à Seiches (49) ou bien encore en lançant des occupations de pôle emploi, tant il est vrai que la question du chômage est indisociable du rapport de force entre travail et capital. Ce rappel élémentaire prend tout son sens en ce 1er mai où certains s’évertuent à détourner ce jour symbole pour la classe ouvrière en tentant grossièrement de la diviser entre « vrais » et « faux » travailleurs comme si le travail était une valeur morale et non plus l’organisation de la production. Face à la violence et l’autoritarisme de la troïka (FMI-UE-BCE) la résistance s’organise partout en Europe et nos syndicats frères prennent toute leur part au combat.

Aujourd’hui en Grèce la situation est presque insurrectionnelle. En Espagne le 29 Mars dernier, un appel historique des syndicats de lutte (CNT, CGT-E, Solidaridad Obrera) déclenchait une première journée de grève générale dans tout le pays... A Francfort, le 31 Mars, une grande manifestation à l’appel des anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires européens réunissait plus de 6000 personnes devant la BCE... Partout en Europe et dans le monde, les luttes des travailleurs s’intensifient et renforcent notre détermination !

C’est pourquoi la CNT souhaite faire de ce premier Mai une véritable célébration du syndicalisme de lutte et de la solidarité internationale, mais également le point de départ d’une véritable mobilisation des travailleurs et des travailleuses vers la grève générale pour organiser la résistance aux marchés financiers et leurs valets politiques et exprimer notre aspiration à la transformation sociale.

Vive le 1er mai international des travailleurs et travailleuses ! Vive la sociale ! »

Quelques rendez-vous…

- Arras : 10h, place de la gare
- Boulogne : 9h30, bourse du travail
- Calais : 10h, place crève-Cœur
- Cambrai : 11h, place de l’hôtel de ville
- Douai : 10h, place Carnot
- Dunkerque : 10h, face à la salle de l’Avenir, rue Ponceau
- Fourmies : 9h, place de l’église
- Hesdin : 9h30, place d’Armes
- Lens : 10h, carrefour Basly
- Lille : 10h30, porte des Postes
- Maubeuge : 9h30, place de l’hôtel de ville
- Valenciennes : 10h, place d’Armes



Marine Le Pen et les néo-nazis


Il y’a quelques semaines Lutte En Nord révélait la sordide affaire Nicolas Reynès où comment un candidat Front National aux législatives du Nord, proche de Marine Le Pen, faisait la promotion d’un site pornographique eugéniste et pro-nazi.

Aujourd’hui  il publie (ici) des captures d’écrans  montrant Marine Le Pen poser en photo avec un néo-nazi, fan du 3ème Reich, de Hitler et des armes à feu. Notons que ce n’est pas la première fois que Marine Le Pen pose avec des néo-nazis.

Non le Front National n’est pas un parti comme les autres et ses électeurs ne sont pas des gens respectables !

Billet d'humeur mardi 1er mai 2012 (Le 1er mai appartient à l’Anarchisme)


En ce mardi 1er mai 2012 quoi de neuf en ce monde ?? ? Puisque nous sommes du 1er mai, et que la grande récupération pour cette date hautement symbolique a commencé; rafraichissons un peu nos mémoires. Il serait fâcheux de se tromper de défilé et de se retrouver, bêlant, dans celui de Zebulon 1er ou de Le Pen…

Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.

Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers. A gauche, une reproduction de la couverture de « L’assiette au beurre » du 28 avril 1906. Huit heure pour le travail,huit pour les loisirs,huit pour le repos. Slogan inventé par OWEN dès 1810.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).



Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.

Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolcheviques(1920), puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Mais n’oublions pas non plus la fusillade de Fourmies (59)  qui s'est déroulé le 1er mai 1891. Ce jour-là, la troupe tira sur des grévistes tuant neuf personnes et faisant au moins 35 blessés. Mais ce sont les instigateurs de la grève, Culine et Paul Lafargue, qui furent condamnés pour provocation directe au meurtre. Le premier écopa de six années de prison et le second d'un an. Toutefois, Lafargue fut libéré de façon anticipée, après son élection comme député, en novembre 1891. Cet épisode contribua au progrès du socialisme français et fut un événement fondateur de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Enfin, les actions anarchistes de Ravachol en mars 1892 furent  entre autre inspiré par la fusillade de Fourmies

Aujourd’hui, Zebulon 1er, par l’odeur alléché et sentant la fin de règne s’approcher, veut faire du 1er mai, la fête du « vrai » travail. Droite et extrême-droite s’entendent comme larrons en foire pour récupérer tous les symboles de ce qui fit et qui fut la classe ouvrière. Ne laissons pas ces rapaces s’emparer de notre héritage.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.