lundi 2 juillet 2012

Rennes : Les punks et les SDF retrouvent leurs chiens aujourd’hui


Environ 80 personnes se sont rassemblées, Samedi après-midi, à Rennes, à l'appel, notamment, du collectif rennais pour les animaux, pour protester contre la mise en fourrière de neuf chiens de punks et de SDF (voir post ici). Jeudi dernier, à la suite de plaintes de riverains et de commerçants pour différentes nuisances, les services de police ont récupéré les animaux qui se trouvaient avec leurs maîtres à la hauteur de la place du Colombier. «Ils ont embarqué mes deux chiens et celui de mon compagnon, explique une jeune SDF. Maintenant, on nous demande 89 € pour les récupérer ou bien ils seront euthanasiés ou proposés à l'adoption». Certains parlent de rafle: «On s'en prend à nos chiens pour nous chasser du centre». Une pétition ayant recueilli plus de 900signatures a été déposée à la mairie.

Mais bonne nouvelle,  les chiens seront récupérés ce matin à la fourrière grâce à l'argent récolté par la solidarité humaniste de tous. C'est un grand soulagement ! Merci à tous et toutes pour votre mobilisation, et vos différentes actions, sans vous ils n’ aurait jamais réussi tout ca ! Et un grand merci aux différentes assos telles que le Comité de Soutien France des Anonymes (CSFA) et au Collectif Rennais Pour les Animaux

Cela n’enlève pas notre dégout face à l’acte immonde des autorités rennaises et nous nous devons d’être vigilants pour que cela ne recommence plus.




Audit attendu de la Cour des comptes sur les finances publiques


Sitôt formé, le gouvernement avait commandé cet audit à la Cour des comptes. Le grand vizir Ayrault recevra officiellement ce "rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques" des mains du Premier président de la cour Didier Migaud. Et la tension monte à l'approche de sa publication, puisque ce docuemnt doit permettre de faire le bilan de la majorité précédente. A ce sujet, Pierre Moscovici a d'ores et déjà indiqué qu'"ils n'ont rien foutu".

Mais ce rapport doit surtout fixer les conditions que la France devra remplir pour ramener, comme elle s'y est engagée, ses déficits publics à 4,5% du PIB cette année et 3% en 2013. La cour devrait annoncer qu'il manque entre 7,5 et 8 milliards d'euros en 2012 pour rester sur la bonne trajectoire. Le sinistre des Finances Pierre Moscovici a déjà annoncé hier que le gouvernement s'apprêtait à réviser à la baisse ses prévisions de croissance, et qu'il héritait de 1,5 milliard d'euros de dépenses non financées pour 2012.

L'essentiel des mesures concernant le budget 2012 seront annoncées demain par Le grand vizir, lors de son discours de politique générale à la tribune de l'Assemblée. Et a notre humble avis c’est encore le peuple qui va trinquer et devoir sortir son porte monnaie.


Journée nationale pour la dignité des populations Roms à Lille (59)


Samedi fut le jour de la Journée nationale pour la dignité des populations Roms. Plusieurs manifestations étaient organisées, notamment à Roubaix et Lille.

Des pancartes en cartons avec un message simple. Un message qui demande « le respect des droits fondamentaux ». Les Roms sont inquiets. À leurs côtés, à Lille, les membres du collectif Solidarité Roms Lille Métropole ne désarment pas. Un groupe d'une trentaine de personnes s'est réuni samedi devant la préfecture.

Leurs revendications : l'interdiction de toute expulsion sans solution de relogement, l'accès au droit commun pour les citoyens bulgares et roumains, la scolarisation des enfants, l'accès aux soins, l'accompagnement et plus largement l'insertion des populations roms dans la métropole lilloise.

Les associations craignent que la décision de la communauté urbaine de Lille de maintenir les Roms sur les terrains lui appartenant ne soit remise en cause et redoutent des expulsions durant l'été. Les membres du collectif réclament des solutions durables, pour mettre fin à des discriminations jugées insupportables. « Au-delà de l'urgence, nous avons la volonté d'inscrire notre action dans une perspective d'insertion à long terme », remarque Claude Wauquier. « Il faut déplacer ces populations avec la plus grande précaution, en tenant compte du travail accompli pour leur insertion. C'est une vérité pour tous les précaires. » Élodie Longuemart est mobilisée depuis deux ans auprès des enfants roms de Villeneuve d'Ascq. Mardi dernier, elle leur a dit au revoir pour l'été, après un dernier atelier de lecture. « On se demande toujours ce que vont devenir les gens qu'on suit, si jamais ils se font expulser », confie t-elle.

Les membres du collectif porteront leurs demandes devant le préfet de région, qui a accepté de les recevoir le 19 juillet. En attendant, ils lancent un appel à la vigilance durant les vacances : « Les personnes intéressées peuvent nous rejoindre afin de nous prévenir en cas d'expulsion. » Le collectif entend bien prouver que la condition des Roms ne préoccupe pas uniquement les militants, mais l'ensemble des citoyens.


Billet d'humeur du lundi 2 juillet 2012 (un rapport accablant pour Israël sur la torture des enfants en Palestine)


En ce lundi 2 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? C’est le ministère des Affaires étrangères britannique qui vient de sortir un rapport explosif sur la manière dont lsraël maltraite les enfants palestiniens, après enquête menée par une délégation de 9 avocats britanniques respectés.

A partir de l’âge de 12 ans, chaines en fer aux pieds, yeux bandés, mains ligotées dans le dos tirés de leurs lits en pleine nuit et jetés dans des véhicules militaires où ils sont maintenus à plat ventre, les enfants palestiniens de Cisjordanie subissent de véritables tortures, affirme le premier rapport de ce genre.

lntitulé "Enfants en détention militaire", ce rapport raconte comment ces enfants subissent également l’isolement dans des cellules de prison, sans quasiment aucun accès à leurs parents. "En détention, ils sont privés de sommeil, et maltraités verbalement et physiquement, contraints de signer des aveux qu’ils ne peuvent même pas lire", rapportent les 9 avocats britanniques.

Leur équipe, dirigée par Sir Stephen Sedley, ancien juge à la Cour d’Appel, rapporte que "tous les enfants palestiniens sont traités comme des terroristes potentiels" et qu’lsraël viole sans cesse la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant" qui interdit les traitements cruels, inhumains et dégradants.

"Quelle ne fut pas notre choc d’assister à une audition préliminaire dans un tribunal militaire israélien, où un très jeune enfant fut amené revêtu d’un uniforme marron et enchaîné aux pieds", raconte Me Greg Davies.

Le gouvernement britannique, interrogé par la presse à l’occasion de la sortie de ce rapport, a fait savoir qu’il compte bien ne pas s’en tenir là et qu’lsraël va devoir changer ces méthodes.

"Nous sommes préoccupés depuis un moment par ce problème et c’est pourquoi nous avons commandé et financé un rapport indépendant", a fait savoir le porte-parole du gouvernement. (Articles du Guardian et The lndependent)




Le rapport pointe en outre la différence de traitement et de règles concernant les enfants selon qu’ils sont israéliens ou palestiniens.

Les enfants israéliens doivent avoir accès à un avocat dans les 48 H et ne peuvent pas être emprisonnés avant l’âge de 14 ans, tandis que les enfants palestiniens peuvent être incarcérés dès l’âge de 12 ans et détenus 3 mois sans aucune représentation légale.

Entre 500 et 700 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque année en Israël.

Quant aux améliorations prétendument apportées récemment par lsraël à cette situation, "elles sont plus rhétoriques que réelles", ont estimé les rapporteurs.

Le porte-parole de l’ambassade d’lsraël à Londres, Amir Ofek, n’a rien trouvé de mieux à répondre sur ce sujet que "C’est la faute de l’Autorité palestinienne qui n’est pas capable d’empêcher ces enfants de commettre des délits, ce qui nous oblige à agir de la sorte".

Vous Pouvez prendre connaissance du rapport dans son intégralité (en anglais) à cet endroit.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.



dimanche 1 juillet 2012

Billet d'humeur du dimanche 1er juillet 2012 (No TAV (Italie): actions de sabotage sur le chantier et affrontement avec la police au Val de Susa)


En ce dimanche 1er juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Pierres, pétards, feux d’artifice, dans la soirée du 27 jin, les protestations No-Tav ont repris au Val de Susa contre le chantier du chemin de fer à haute vitesse Turin-Lyon.

Plus de 500 No-Tav ont atteint le Val Clarea en deux temps. De là différents groupes ont parcouru les sentiers qui longent les clôtures du chantier.

L’énorme chantier a montré immédiatement ses faiblesses, difficile à défendre pour celui qui aujourd’hui veut commencer les travaux du tunnel.

Les clôtures ont été sectionnées de manière considérable à trois endroits. La réponse avec des canons à eau et des gaz lacrymogène a été immédiate, ce qui n’a cependant pas interrompu la pression. De plus deux tours de phare et nombreuses protections de chantier ont été endommagés.




Puis après deux heures de coupes et de résistance, le mouvement a repris la voie de Chiomonte et Giaglione. L’initiative, considérée comme réussi mais sans euphorie, née dimanche soir dans une assemblée populaire, a été faite dans l’optique de continuer le boycott actif du chantier, de poursuivre le programme d’initiatives lancées avec les étudiants No TAV et de continuer tout l’été, juillet, août et septembre.

Les syndicats habituels de police, l’ennuyeux Esposito et la cohorte habituelle de journalistes corrompus brailleront de nouveau en disant de nous résigner, la lutte a ses temps et ses comités font de la rotation dans la vallée et marqueront leur présence à Chiomonte, à Giaglione, à Venaus et partout où ce sera nécessaire. De la même manière on continuera à mettre la pression sur les entreprises avec la campagne menée durant les mois passés.

Malgré les camarades en prison, les perquisitions et les enquêtes, le mouvement n’a pas peur et relance l’initiative et mieux, la renforce.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.




Source :  Le Chat Noir Emeutier

Halte à la répression antisyndicale en Turquie (communiqué de Solidaires)


Liberté pour les syndicalistes ! Solidarité avec la lutte du peuple kurde !

Le gouvernement turque a organisé, le 25 juin, une opération de police dans plus de 20 départements, dans le cadre de la répression contre le KCK (Union des Communauté du Kurdistan) ; le siège de la Confédération des Syndicats des Travailleurs/ses du secteur public (KESK) a été perquisitionné, plus de 70 syndicalistes kurdes membres de divers syndicat affiliés à la (KESK) ont été arrêté-es et placé-es en garde à vue. A l’issue de celle-ci, aujourd’hui, 22 d’entre eux/elles ont été emprisonnés, 6 dont le président de la Confédération sont toujours en interrogatoire devant le juge.

KESK mène une lutte active pour la conquête des droits des travailleur/ses du secteur public et contre les politiques néolibérales du gouvernement AKP.

« Nous vivons une situation que nous n’avons même pas vu pendant les coups d’État, depuis le coup d’État de 1980 c’est la première fois qu’un président de confédération est mis en garde à vue. Bien que les arrestations soient devenues ordinaires en Turquie cette opération est d’une ampleur sans précédant », a déclaré Tombul, le secrétaire général de KESK. La cause de cette opération tient dans les nombreuses luttes et grèves menées par la Confédération, et tous les mis-es en garde à vue ont comme point commun d’être actifs/ves depuis des années dans les luttes et d’être kurdes.

« Le gouvernement AKP (Parti de la Justice et du Développement, au pouvoir depuis 2002), qui arrête, emprisonne tout-e-s celles et ceux qui luttent pour les droits et libertés, pour la paix et la démocratie, croit qu’en mettant en garde à vue les membres et dirigeant-es de KESK, qui lutte contre les pratiques antidémocratiques et répressives, il pourra nous faire taire et nous décourager, mais il se trompe, la répression ne nous fera pas abandonner la lutte », a- t-il ajouté.

La participation à des actions et activités syndicales de KESK est considéré comme délit lors des interrogatoires. Ainsi, lors des interrogatoires, les gardé-e-s à vue se sont vus posé des questions du type « vous avez dit des slogans comme : les femmes membres de KESK sont notre fierté, nous ne nous soumettrons pas à l’AKP, les travailleurs/ses qui luttent vaincront », « Pourquoi avez-vous participé à la grève du 21 décembre organisée par les syndicats du secteur de la santé ? », « Pourquoi avez-vous participé à l’action de brûlage des bordereaux devant le ministère ? »

C’est l’État qui commet un délit en considérant comme des délits les activités syndicales !

La vice-présidente du BDP (Parti légal kurde), Gültan Kışanak, a déclaré « Nous savons bien que c’est parce que la Confédération KESK est le foyer de contestation et de résistance le plus fort de ce pays, c’est parce qu’elle représente les droits des travailleur/ses, qu’elle lutte contre les inégalités, et qu’elle travaille pour la paix que l’on veut la faire taire.[...] A travers cette opération ils disent : ne faites pas de manifestation, ne demandez pas des conventions collectives avec le droit de grève, ne dites rien sinon on vous affichera comme étant membres du KCK ! »

Cette opération est un des épisodes quotidiens de la terreur d’État et s’inscrit dans un contexte de répression violente envers le mouvement kurde, le mouvement social et plus largement toute forme d’opposition qui s’exprime contre le gouvernement AKP. Chaque jour la Turquie se réveille avec une nouvelle opération d’arrestations et de perquisitions massives, perpétrées au petit matin par les équipes de la police « antiterroriste ».

Il y a quelques semaine de plus de 90 étudiant-es en médecine, syndiqué-es et accusé-e-s d’être membres du KCK, avaient été arrêté-es et 13 d’entre eux/elles emprisonné-es. Le14 février dernier, 9 femmes syndicalistes avaient été emprisonnées suite à une opération contre le KESK.

Ceci s’inscrit dans la vague des arrestations et emprisonnements massives démarrées en 2009 après la victoire électorale du BDP (parti légal kurde) aux élections municipales et qui ont connu, une forte accélération depuis septembre 2011 : plus de 10 000 personnes ont été mises en garde à vue et la plupart emprisonnée. Ces arrestations et emprisonnements visent principalement des kurdes accusé-es d’être membres du KCK (Union des Communautés du Kurdistan), qu’ils/elles soient syndicalistes, journalistes, universitaires, étudiant-es, avocat-es. Parmi les personnes actuellement emprisonnées se trouvent près de 1 000 étudiant-es, 40 syndicalistes, 97 journalistes, 40avocates, 30 distributeurs/trices de journaux, des centaines d’enfants, des défenseurs des droits humains, de femmes activistes, et des milliers de membres du BDP, dont des maires (33), député-es (6), membres de conseils municipal, responsables du parti et des centaines d’élu-es.

A travers ces arrestations et emprisonnements de masse, opérées en se servant de la loi antiterroriste, le gouvernement veut faire taire et museler les forces d’opposition et le mouvement social.

Ces arrestations et emprisonnements massifs montrent la nature autoritaire et néolibérale de l’AKP qui parade sur la scène internationale en se posant comme modèle de démocratie et exemple de réussite économique. La France continue de coopérer dans les domaines économique et sécuritaire avec le gouvernement d’Ankara, et l’Union Européenne se distingue par son silence assourdissant sur les violations massives de droits humains en Turquie. Pendant ce temps, le régime turc, présenté dans les médias occidentaux comme un modèle de réussite économique et de démocratie pour les pays arabes, pratique la mise en détention de masse des opposant-es !

Quand à la réussite économique elle se nourrit d’une restriction toujours plus grande des droits des travailleurs/ses, de la généralisation du travail précaire sans sécurité sociale et de la répression antisyndicale.

Il y a quelques semaines l’Assemblée votait une loi interdisant le droit de grève dans le secteur aérien, au même moment, plus de 300 salarié-es de la Turkish Airlines qui avaient participé à des protestations contre cette loi étaient averti-e-s par SMS de leur licenciement.

L’Union syndicale Solidaires exprime son soutien et sa solidarité avec la Confédération KESK.

L’Union syndicale Solidaires exige la libération immédiate des syndicalistes emprisonné-es ; leur seul « délit » est de lutter pour les droits et libertés syndicales, pour la paix et la démocratie, et l’arrêt immédiat de la répression antisyndicale.

L’Union syndicale Solidaires condamne fermement les arrestations arbitraires de syndicalistes, d’étudiant-e-s, de journalistes, de militant-e-s politiques kurdes, ainsi que les emprisonnements de masse opérés par les autorités turques contre le mouvement syndical, associatif, le mouvement kurde, et plus largement contre toute forme d’opposition.

Ni la répression ni la prison n’arrêterons les luttes !

Abrogation des lois antiterroriste en Turquie et ailleurs ! Abolition des tribunaux spéciaux !


Le csp 59 attend toujours une reponse a sa demande de defense argumentee mensuelle des dossiers en prefecture du nord


Dans une interview au Monde du 28 juin, le nouveau ministre de l'Intérieur Manuel Valls définit ses principes en matière de politique migratoire, notamment sa politique concernant les sans-papiers : «Les régularisations doivent se faire en s’appuyant sur des critères précis, objectifs, compréhensibles, à la fois par ceux qui sont dans cette situation, ceux qui pourraient venir sur notre sol national, et nos compatriotes. Ces critères sont les années de présence en France, la situation par rapport au travail, les attaches familiales, la scolarisation des enfants. Ils ont été interprétés de manière beaucoup trop restrictive et n’ont pas été appliqués de manière uniforme sur l’ensemble du territoire par le précédent gouvernement».

Le CSP59 demande donc que soit concrétisée sa demande de défense argumentée mensuelle des dossiers en préfecture du nord comme cela se faisait de puis 1996 et surtout depuis l’accord Delarue en 2004 jusqu’à ce que l’ex-président Sarkozy le discrimine en l’expulsant de la préfecture.

Le CSP59 attend toujours que le cabinet du Maire de Lille, saisi en tant que premier secrétaire du PS lui donne la réponse du Ministre de l’Intérieur sur sa demande.

Le CSP59 ne comprend pas que sa demande pourtant simple reste jusqu’ici sans réponse et que la discrimination dont il est victime par suite de la décision injustifiée, arbitraire, injuste du Préfet Canepa, ci-devant ex-directeur adjoint de cabinet de M. Sarkozy et de M. Guéant.

Le CSP59 ne peut comprendre que ce que M. Rafarin premier ministre a admis en 2004 soit difficile à faire respecter par le gouvernement de M.Ayrault/Valls.

Le CSP59 réitère sa demande que cesse l’apartheid préfectoral le visant et de pouvoir ainsi exercer son droit en tant que mouvement de la société civile de défendre tous les mois en préfecture les dossiers des sans papiers.

Fait le 28/06/12 

Tous les mercredis à 18h Place de la République/Parvis des droits de l’homme : manifestation


Le Monde Libertaire n° 1679 du 28 Juin au 11 Juillet 2012


Sommaire du Monde Libertaire n° 1679 du 28 Juin au 11 Juillet 2012

«Le travail, c’est bien une maladie puisqu’il y a une médecine du travail.» - Coluche

Actualité

Entrer en résistance, par Fabrice, page 3
Subversion militante, par G. Goutte, page 4
Nouvelles des fronts sociaux, par Hugues, page 5
Météo syndicale, par J.-P. Germain, page 6
Abstention et résignation, par Juanito, page 7
La civilisation du voyeurisme, par E. Vanhecke, page 8
Quand le Foot Business exproprie, par S. Chapelle, page 9

International

Anarchy in Tunis, par H., page 11
Les Asturies plongées dans la grève, par R. Pino, page 12

Arguments

Anarchisme, sport et compétition, par Bali, page 14

Histoire

Les camps de la honte, par A. Pavlowsky, page 16

Mouvement

Faire craquer le capitalisme, Libertalia, page 21
Le dernier rejeton de N’Autre école, page 21
Radio libertaire, page 22
Agenda, page 23

Editorial du Monde Libertaire n° 1679 du 28 Juin au 11 Juillet 2012

«Les vacances d’été arrivent et vous avez donc entre les mains le dernier Monde libertaire hebdomadaire de la saison. Un numéro « spécial Mexique » paraîtra dans deux semaines, qui vous permettra de patienter jusqu’en septembre, mois de reprise de l’hebdo. En attendant, l’actualité sociale et politique ne tournera pas forcément au ralenti cette année. Même si c’en est provisoirement fini des campagnes électorales et des promesses, les mauvaises nouvelles et les coups tordus ne partent pas en villégiature.

Place à la réalité qui est plutôt dure ces temps-ci. Surtout pour les couches populaires à qui l’on demande sur tous les tons, ici ou ailleurs, de renflouer les banques qui se sont fait gronder – les vilaines – pour avoir fait joujou avec l’argent qu’elles ne possédaient même pas. Alors on va nous expliquer – on nous explique déjà –que c’est à nous de passer à la caisse pour réduire cette fameuse dette, (c’est bien entendu notre dette). Concrètement, le service public va en prendre un coup, et ce n’est pas une Chambre rose qui en finira avec les coupes budgétaires largement amorcées par le précédent gouvernement de droite.

L’heure est plus que jamais à l’austérité – pardon, à la rigueur – et même un PCF se refuse (pour l’instant) à collaborer à un gouvernement qui semble peu pressé de répondre aux urgences sociales. PSA Aulnay, Air France, France Soir en ligne, Presstalis… les plans de restructuration vont sortir des cartons maintenant que le nouveau pouvoir est bien installé. Et ça risque de faire très mal. 

Alors nous, anarchistes, où serons-nous ? Comme toujours, parmi ceux d’en bas, travailleurs, chômeurs, précaires, tous ceux que le système asservit. Que ce soit seuls ou avec d’autres, nous continuerons de lutter contre l’exploitation capitaliste qui, bleue ou rose, est toujours là. Nous continuerons de nous lever pour dire : « Non, ça suffit ! C’est une autre vie que nous voulons.»»

Pour savoir où trouver votre journal cliquer ici.