lundi 25 juin 2012

Billet d'humeur du lundi 25 juin 2012 (La sérophobie ordinaire d’Éric Raoult juste avant son malaise)


En ce lundi 25 juin 2012, quoi de neuf en ce monde ??? «On sera libres de dire tout ce qu'on pense», clamaient les deux journalistes au début de l'émission diffusée sur Sud Radio jeudi dernier, en accueillant leur invité, l'ancien ministre de l'Intégration Éric Raoult (UMP), lequel les a pris au mot. Interrogé sur la défaite qu'il vient d'essuyer dans sa circonscription, l'ancien député et maire du Raincy (Seine-Saint-Denis) a raconté le comportement de certains députés à son égard: «Ce matin, vous voyez, je suis allé à l'Assemblée, et il y avait des collègues qui me croisaient et ils étaient gênés. Ben, je leur ai dit, “attendez, j'ai pas le sida, vous pouvez me dire bonjour!”». Rires gênés des journalistes. L'un d'eux tente de lui faire comprendre que la comparaison est plus que douteuse: «Éric Raoult, quand bien même vous l'aurez (sic)…» «Oh, je dis ça comme ça!» s'amuse l'ancien député avant de poursuivre son histoire

Act Up-Paris n'a pas tardé à réagir aux remarques de l'ancien député de la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis, qui témoignent, selon l'association, d'une sérophobie ordinaire: «la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH est profondément ancrée dans la pensée de Raoult, au point qu'il en fasse état dans une question portant… sur la réforme d'un mode de scrutin! (…) Le rôle d'un responsable politique est de combattre ces discriminations.



Éric Raoult préfère les alimenter, présenter ces propos haineux comme anodins («je dis ça comme ça»), faire passer la violence que nous subissons pour une bonne petite blague entre “potes” de l'Assemblée. C'est indigne». Jean-Luc Romero, le président d’Élus Locaux Contre le Sida et du Crips Ile-de-France, a lui aussi relevé la phrase d'Éric Raoult et a fait part de sa colère sur Twitter: «Avec la mauvaise blague de #Raoult sur le #sida, j'ai l'impression que je suis un pestiféré. 30 ans de lutte contre les préjugés pour en arriver là!».

Force est de constater que le reste de l'interview recèle aussi d'autres perles qui n'honorent pas Éric Raoult: relents de paternalisme et de misogynie décomplexés lorsqu'il avoue vouloir «faire un clin d’œil à la petite Le Pen» qui pourrait selon lui profiter des studios Vogue proches du Palais Bourbon pour se lancer comme mannequin ou justification alambiquée des propos de Christian Vanneste sur «ces gens qui entraient dans les camps de concentration avec des triangles roses», propos qu'il qualifie de «maladresses assumées». Affilié à la Droite Populaire, Eric Raoult est aussi connu pour ses positions anti-homoparentalité. Mais bien sur qui en parle ??? On sait juste que ce pisse-vinaigre a depuis fait un malaise. Peut être que la connerie commence à  faire son action …

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.



dimanche 24 juin 2012

Sevil Sevimli prisonnière en Turquie


Une  étudiante, qui a la double nationalité, est soupçonnée de terrorisme. Elle croupit dans les geôles turques depuis près d'un mois. Sevil Sevimli, une étudiante lyonnaise en échange Erasmus à l'université Anadolu d’Eskisehir, à 300 km au sud-est d’Istanbul, est détenue en Turquie depuis le 10 mai pour des faits présumés de terrorisme, raconte vendredi le journal Libération. Son crime ? Une appartenance présumée au Front de libération du peuple révolutionnaire (DHKP-C), un groupe d'extrême gauche illégal.

Âgée de 19 ans, Sevil Sevimli est "un peu bouleversée, car elle ne comprend pas pourquoi on l'a arrêtée", précise dans les colonnes du journal son avocat, Me Sami Kahraman. Une incompréhension d'autant plus grande que son dossier est classé confidentiel en raison d'une loi antiterroriste de 2006. Me Sami Kahraman ne peut donc savoir quels sont les faits précis reprochés à sa cliente. Les seuls éléments en sa possession sont les questions posées à l'étudiante lors de ses interrogatoires. "Il n'y a aucune preuve de son appartenance à cette organisation", déplore encore l'avocat qui précise que toutes les questions portaient sur des "activités publiques et légales".

Sevil Sevimli est cependant toujours privée de liberté. Toutes les demandes de libération de la Française ont abouti à des fins de non-recevoir. La Cour d'assises à compétence spéciale d'Ankara estime en effet que "le dossier n'est pas encore complet" et que l'accusée "peut s'enfuir et déformer les preuves".

Autre difficulté et pas des moindres, Sevil Sevimli est à la fois française et turque. Or, en Turquie la double nationalité n'est pas reconnue. Elle est donc une simple citoyenne turque au regard des autorités locales. La marge de manœuvre du Quai d'Orsay s'annonce donc limitée. "L'ambassade de France à Ankara est informée de la situation de Sevil Sevimli et s'est tournée vers les autorités turques pour demander à la rencontrer", a précisé le ministère des Affaires étrangères à Europe1.fr. "Elle suit le dossier avec la plus grande attention".


Rio+20 : ni décision, ni objectif


Les 193 pays de l'Onu étaient rassemblés à Rio, au Brésil, pour faire le point sur 20 ans de promesses pour éradiquer la pauvreté tout en respectant l'environnement. De peur de faire le constat d'un échec, la centaine de chefs d'État n'a pas fait de bilan.

Les associations écologistes ou de lutte contre la pauvreté ne sont même pas déçues, elles n'attendaient rien ou presque du sommet "Rio+20". Finalement, 20 ans après le premier sommet de Rio et ses 2.500 recommandations pour le XXIe siècle, les chefs d'État venus au Brésil discuter de pauvreté et d'environnement accouchent d'un texte "très en deçà des attentes", expliquent les associations.

Ban Ki-Moon lançait "le défi faim zéro" cette semaine pour faire reculer la faim dans le monde, là encore les associations ironisent : "On ne peut pas avoir zéro faim avec zéro argent."

Le texte, très consensuel et "ronronnant" explique les militants, risque de ne pas faire changer les choses. En période de crise, il va être compliqué de mobiliser les États pour lever des fonds pour alimenter l'aide publique au développement.

La déclaration intitulée "Le futur que nous voulons" ne changera rien immédiatement, elle consacre l'économie verte, parle de statut de la haute-mer et donne rendez-vous à plus tard pour fixer de vrais objectifs de développement durable.

Parmi ces promesses, qui sont surtout des déclarations d'intention, il n'y a rien sur l'arrêt des subventions aux énergies fossiles ou sur une éventuelle taxe financière. Le Brésil voulait parvenir à un accord, il a réussi mais à minima.

Les passages qui suscitaient des oppositions ont purement et simplement été retirés. Néanmoins, les militants les plus optimistes rappellent que c'est dans ces réunions de l'Onu que les gaz responsables des trous dans la couche d'ozone (CFC, chlore, bromure, halons) avaient été interdits progressivement lors de la signature du protocole de Montréal en 1987.



Lyon : 70 interpellations de militants d'extrême-droite


Samedi, un rassemblement sauvage devant la gare de la Part-Dieu a obligé les forces de l'ordre d'intervenir.

Des dizaines de militants d'extrême-droite, déçues par l'interdiction de la Marche des Souchiens, s'étaient rassemblées sur la place devant la gare de la Part-Dieu et avaient déployé une banderole. 70 interpellations ont été eu lieu après que des tirs de gaz lacrymogène aient été effectués. Des militants ont également été arrêtés dans le quartier du Vieux Lyon, parfois en possession de couteaux ou de fumigènes. Une cinquantaine de militants a été mise en garde à vue avant d'être relâchée dans la soirée avec un rappel à la loi. Selon le Progrès, trois personnes sont restées dans les locaux de la police pour poursuivre l'interrogatoire.

La marche des souchiens, organisée par les Jeunesses Nationalistes et l'Œuvre Française, avait été interdite par la préfecture du Rhône pour éviter tout débordement. Un recours avait été déposé mais le juge des référés avait confirmé l'interdiction samedi midi. Espérons que le préfet  du Nord soit un jour aussi couillus et interdisent lui aussi les exaltions de nos « fachos » de la Vlaams huis ou autre adeptes de la crampe du bras droit.



Billet d'humeur du dimanche 24 juin 2012 (Pourquoi François le Second a viré Nicole Bricq - Le dossier Shell en Guyane)


En ce dimanche 24 juin 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Nicole Bricq, Ministre de l'Écologie et du développement durable (sic), est virée de son poste au bout d'un mois ! Encore une promesse de François Hollande qui fait psccchhhiiittt…

Le  20 juin 2012, c’était Le grand Vizir Ayrault que Francois le Second envoyait courageusement au casse-pipe pour annoncer que les « euro-bonds » était une promesse bidon reléguée au magasin des farces et attrapes, sitôt passé le second tour des législatives.

Le  soir du 21 juin, c’est encore Le grand Vizir Ayrault qui porte le chapeau : il débarque Nicole Bricq de son poste de « ministre de l’écologie et du développement durable » pour la remplacer par Delphine Batho. (Laquelle devait d’ailleurs se demander à quoi elle servait au juste comme « ministre déléguée auprès de la ministre de la Justice », poste où elle n’est pas remplacée…)

Ce débarquement de Mme Bricq est d’autant plus remarquable que les médias à la botte avaient glosé, voici un mois à peine, sur la pertinence extraordinaire du choix de cette femme pour ce poste. Le journal Le Monde du 4 juin 2012 (il y a 17 jours…) lui avait ainsi consacré une interview flatteuse, dans laquelle on pouvait lire ce qui suit :

Question du Monde : – « N’est-il pas étonnant d’avoir nommé au ministère de l’écologie une socialiste, et non une personnalité issue des milieux écologistes ? »

Nicole Bricq : – « Les réactions de la mouvance écologiste ont été très favorables, pour une raison bien simple : je connais les dossiers, j’ai une vraie légitimité et une forte conviction. J’ai, par exemple, beaucoup contribué en 2008, alors que le premier secrétaire du PS était François Hollande, à intégrer l’écologie au sein de la déclaration de principe du Parti socialiste. »

Question du Monde : – « Iriez-vous jusqu’à dire que le PS s’est converti à l’écologie ? »

Nicole Bricq : – « N’en suis-je pas la preuve ? Il y a, j’en conviens, de petites différences culturelles entre certains de mes collègues et moi. Je ne nie jamais les obstacles, car il faut les connaître pour les surmonter, mais je pense avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société. Ce sera décisif. »

Relire ces paroles est du plus haut comique  puisque l’on découvre que celle qui pensait « avoir des appuis de poids au sein du gouvernement, parmi les associations et dans la société » allait être virée 17 jours après.

On découvre aussi avec intérêt que Francois le Second se moque, semble-t-il, comme d’une guigne de quelqu’un qui « connaît les dossiers, [qui a] une vraie légitimité et une forte conviction. »

Quant à la fidélité et à la gratitude du nouveau Président de la République, on en a également un aperçu instructif puisqu’il vient de virer comme une malpropre, un mois après sa nomination, la responsable qui avait « beaucoup contribué en 2008, alors que le premier secrétaire du PS était François Hollande, à intégrer l’écologie au sein de la déclaration de principe du Parti socialiste. »

Mais pourquoi a-t-elle été virée ? A moins qu’elle n’ait piqué une crise de nerfs à cause du énième fiasco du G20, l’explication tient plus probablement à la gifle que François le Second  et Le grand Vizir Ayrault viennent de lui infliger à l’occasion de l’affaire Shell en Guyane.




 Le 13 juin dernier, Mme Bricq avait annoncé avoir décidé avec son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg une remise à plat des permis de forage off-shore en Guyane française.

L’impétueuse ministre avait alors déclaré : « Je remets à plat tous les permis. Je remets donc à plat le permis de la société Shell en Guyane ». Pour justifier sa position, elle avait invoqué « l’attachement du gouvernement à la protection de la faune marine et de l’environnement » [sic !] et avait affirmé qu’elle ne disposait « d’aucune garantie » de la part de Shell.

Depuis cette annonce, plusieurs communiqués gouvernementaux avaient semé le doute. Et hier soir 20 juin, des parlementaires guyanais affirmaient que les arrêtés préfectoraux autorisant Shell à procéder à ses forages exploratoires à 150 km au large de Cayenne venaient tout juste d’être signés par le préfet de Cayenne. Lequel n’avait évidemment pas pu prendre une telle décision sans obtenir le feu vert du  grand Vizir pour désavouer la ministre de « l’écologie et du développement durable. »

On notera au passage que la gifle est aussi administrée à Arnaud Montebourg, qui avait pris la codécision avec Mme Bricq sur cette affaire de Shell en Guyane. Le ministre du « Redressement Productif » est décidément voué à avaler des couleuvres les unes après les autres (ou plutôt des anacondas puisque la scène de passe en Amérique du sud).

A l’évidence, François le Second et Le grand Vizir Ayrault doivent avoir plus peur de Shell et des Américains que de Mme Bricq, M. Montebourg et des électeurs écologistes français…

Ce désaveu de Mme Bricq a aussitôt semé l’émoi chez les associations environnementalistes : dans un communiqué commun publié ce soir, France Nature Environnement, WWF, Greenpeace, Oceana, la Fondation Nicolas Hulot, et Guyane Nature Environnement entre autres, s’insurgent contre cette décision dangereuse.

Ces associations, qui ne connaissaient pas encore le limogeage de Mme Bricq, viennent ainsi de déclarer : « Le fait que la ministre de l’Environnement perde son premier arbitrage est de très mauvais augure pour la future conférence environnementale, le débat sur la transition énergétique et la réforme du code minier. [...] La plus grande transparence doit être faite sur les raisons avancées pour justifier ce revirement. » [On va rire...]

Dans leur communiqué les ONG montrent aussi à quel point elles tombent de haut et ont le sentiment de s’être faites rouler dans la farine par les Tartuffes du PS : « Il y a de quoi douter de la sincérité de la France dans les discussions au Sommet sur le développement durable réuni actuellement au Brésil. Cet arbitrage sur les forages en Guyane tombe alors même que simultanément la France se veut fer de lance à Rio dans le plaidoyer pour les océans et la gouvernance de la haute mer. »

Un mois et demi après son élection à l’Élysée et 4 jours seulement après le second tour des législatives, toutes les associations environnementalistes affirment qu’il « y a de quoi douter de la sincérité » de François le Second… Après le bobard des euro-bonds, voici un quinquennat qui commence décidément très fort et très vite.

Cerise sur le gâteau : Mme Bricq, au lieu de quitter dignement le gouvernement, a accepté d’être nommée… ministre du commerce extérieur. À ce titre, elle va désormais arpenter la planète pour promouvoir les intérêts commerciaux français. Mme Bricq aura donc, par exemple, pour tâche de faire feu de tout bois :

- pour vendre des Airbus qui détruisent la couche d’ozone,
- pour vendre des centrales nucléaires Areva en Chine,
- ou pour obtenir des contrats d’exploration off-shore pour Total au Myanmar (Birmanie), en Méditerranée ou dans la Caspienne.

Arnaud Montebourg va pouvoir se consoler : non, il ne sera pas le seul ministre à avaler son chapeau matin, midi et soir, en contrepartie d’une voiture avec chauffeur et gyrophare.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.


samedi 23 juin 2012

Sept douaniers soupçonnés d'avoir pris de l'argent dans les valises de trafiquants


Sept douaniers de l'aéroport de Roissy, en garde à vue hier dans une enquête pour vol et corruption liée à un trafic de stupéfiants, sont soupçonnés d'avoir pris de l'argent dans les valises de trafiquants. Les sept fonctionnaires ont été interpellés depuis mardi dans une enquête pour vol, recel et corruption, menée par l'Office central de la répression du trafic illicite des stupéfiants.

Les policiers ont travaillé dans la plus grande discrétion sur cette affaire qualifiée par les sources policières d'« inédite  » et de « très grande ampleur » s'agissant de fonctionnaires.

Les investigations ont débuté il y a quelques semaines par des filatures et une enquête des limiers de l'office sur un trafic international de stupéfiants.

À cette occasion, des douaniers chargés de surveiller et contrôler les bagages dans la zone réservée ont été repérés à Roissy. Les surveillances se sont donc concentrées sur une poignée de ceux-ci, présumés « ripoux ».

Ils ont été vus en train de « se servir en argent liquide » dans les valises de présumés trafiquants, dans le collimateur de la police, faisant transiter l'argent de la drogue par avion. Les enquêteurs ont ensuite mis au jour à cette occasion un véritable réseau, qui pourrait viser d'autres fonctionnaires.

Le train de vie des suspects, qui a commencé à être épluché, est démesuré, les montants des détournements pouvant atteindre des millions d'euros.

Placements d'argent à l'étranger et achats de biens luxueux ont d'ores et déjà été établis par les enquêteurs, ont précisé ces sources.

Plus grave, l'enquête devait aussi s'attacher à étudier les liens de certains des suspects avec de présumés trafiquants de drogue internationaux.

Vive les forces de (dé)ordres


Déboutée du droit d'asile, une famille d'Arméniens est hébergée par l'Union locale CGT de Tourcoing


Avec leurs deux enfants âgés de 9 et 10 ans, Hakob et Susanna Alexanian ont fui leur Arménie natale en décembre 2010, victimes de «  pratiques mafieuses », et se sont réfugiés en France le 25 décembre 2010, invoquant le droit d'asile. Mais voilà : malgré deux recours, la décision de l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) de les renvoyer d'où ils viennent a été confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Et depuis le 5 avril dernier, ils sont en situation irrégulière... Les responsables de l'Union locale CGT de Tourcoing ont pris fait et cause pour cette famille, hébergée dans les locaux syndicaux de la rue de Lille à partir du 21 juin ! Depuis le 6 juin, le couple dormait dans sa voiture, alors que les enfants étaient hébergés grâce à un élan de solidarité.

Deux lits de fortune ont été installés pour le couple et les deux enfants, au rez-de-chaussée de l'immeuble qui abrite la CGT. Dans cette famille exilée, il y a aussi le grand-père et la grand-mère. Ils ont trouvé asile dans un refuge lillois et comme si toutes les épreuves traversées ne suffisaient pas, la grand-mère a été hospitalisée après un malaise.

Depuis son arrivée en France, la famille arménienne était hébergée au CADA (Centre d'accueil des demandeurs d'asile) et les deux enfants sont scolarisés à Tourcoing. « Ils n'ont pas quitté leur pays, l'Arménie, par plaisir, ce que tout le monde est censé comprendre », lance Samuel Meegens, secrétaire général de l'UL CGT. Le couple, qui apprend le français et se fait déjà bien comprendre, revient sur son départ précipité d'Arménie, expliquant s'être trouvé sous la coupe d'un patron aux pratiques mafieuses, dirigeant une entreprise d'import-export entre leur pays et la Russie. Lorsque la famille a voulu s'opposer à lui, refusant d'être associée à ses pratiques, il y a eu, « menaces, violences et séquestration  », témoignent les Alexanian... D'où cette fuite en France, en compagnie du frère d'Hakob, avec sa femme et ses trois enfants.

« Cette famille est à la rue ! Ce n'est pas notre rôle a priori, mais nous ne les laisserons pas dormir dehors », poursuit Samuel Meegens. « L'OFPRA considère que l'Arménie est un pays sûr, d'où le refus du droit d'asile à deux reprises pour cette famille  », poursuit-il. « Les pouvoirs publics, désormais "roses" à 100 %, ne sont pas à la hauteur de ce genre de situation. Nous les interpellons par cette voie et leur disons ceci : notre Union locale CGT siège dans un vieux monument qui n'est pas fait pour héberger des personnes. » Assadi Mounir, secrétaire général de l'UL CGT, lui aussi, renchérit : « Nous protégerons et abriterons la famille Alexanian aussi longtemps qu'aucune solution durable ne sera trouvée. Les parents et les enfants sont avec nous sous notre protection et nous défions quiconque de les déloger de notre Union locale. La famille Alexanian a dû quitter son pays du fait d'un climat d'insécurité qui menaçait son existence. L'OFPRA ne le reconnaît pas et juge leur demande abusive. » L'UL CG, qui soutient la famille Alexanian en lien avec le comité des Sans-Papiers 59, attend une réponse claire des pouvoirs publics et interpelle la municipalité de Tourcoing, propriétaire de ses locaux, « pour faire en sorte que soit mis un terme à cette situation inhumaine ».



Source : Voix du Nord

CNT : Grève reconductible aux Francas de Lille



En janvier 2012 est créée la section CNT "Les Francas" de Lille. Cette section syndicale regroupe des salariés des Francas, une association d’éducation populaire basée à Fives et à Saint-Maurice.

A l'origine de  la création de la section, des erreurs de fiches de paie monumentales (jours fériés, coefficient, manque de salaire...) qui commençaient à énerver les salariés.

Au début, la section est très mal accueillie par le conseil d’administration des Francas. Mais, après 2 mois, celui-ci règle les erreurs de salaires et tout redevient presque normal. Le conseil d'administration annonce ensuite des baisses d’heures pour 3 salariés (l'une d’elle préférera le licenciement économique).

Aujourd'hui, il annonce la fermeture complète d’un centre en septembre et d’un autre en juillet.

C’est pour pour empêcher ces fermetures que la section CNT a appelé à la grève reconductible à partir du jeudi 21 juin 2012 à 16h30.




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